Actuellement, le Rwanda, qui a 7’200’000 habitants, compte 84% de Hutus, 15% de Tutsis et 1% de Twas (les premiers habitants de la région). Jusqu’en 1994, on parlait le kinyarwanda, le français et le kiswahili. On parle actuellement aussi l’anglais, importé par les 850’000 Tutsis, anciens réfugiés de la période de l’indépendance, rentrés d’Ouganda et d’autres pays anglophones.
Le Rwanda actuel
Les enfants, qui sont devenus orphelins à cause du génocide sont au nombre de 300’000 environ. La moitié n’a pas trouvé de famille d’accueil ; ils vivent de mendicité et de petits délits dans la rue. A Kigali, on dénombre au moins 2’000 de ces enfants de la rue.
Un autre élément constant est l’insécurité. Les combats entre l’armée et les rebelles hutus sèment la mort dans le pays ; des bandes armées, sans buts idéologiques, pillent et tuent. La récente intervention de l’armée rwandaise aux côtés des rebelles en République Démocratique du Congo, qui veulent destituer le président Désiré Kabila, contribue elle aussi à accentuer les rivalités internes, en éloignant toute espérance de pacification.
” Au plan politique, écrit Fides, les oppositions au gouvernement, réelles ou potentielles, sont éliminées régulièrement. Toute manifestation de liberté personnelle, si petite soit-elle, est réprimée et punie de peines parfois très sévères. Les conséquences pratiques de ce climat sont la disparition de personnes, les massacres qui se perpétuent, les actes de violence physique et morale sur les personnes, la terreur. ” L’agence vaticane cite le cas «significatif ” d’André Sibomana, prêtre et militant des droits de l’homme mort le 9 mars dernier, après que les autorités lui eurent «refusé jusqu’au bout la permission de sortir du pays pour se faire soigner à l’étranger». (apic/cip/fides/ba)



