Rome: Mise sous séquestre d’un dépôt à la Banque du Vatican

Le Saint-Siège confirme sa politique de transparence

Rome, 24 octobre 2010 (Apic) Dans une déclaration communiquée dans la soirée du 22 octobre, le Père Federico Lombardi a assuré que le Vatican entendait poursuivre «sur la voie de la transparence» autour des opérations financières de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR). Il réagissait une nouvelle fois à l’annonce de la mise sous séquestre par la justice italienne, révélée un mois plus tôt, d’un dépôt de 23 millions d’euros effectué par la Banque du Vatican sur un compte d’un institut bancaire italien.

Les responsables de la Banque du Vatican, a ainsi affirmé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, «prennent acte des motivations retenues par la Commission de réexamen (de Rome, ndlr) pour confirmer la mise sous séquestre à titre préventif d’un dépôt du IOR sur un compte du Credito Artigiano». Ces responsables, a-t-il précisé, ont choisi en outre d’approfondir les motifs de cette mise sous séquestre avec leurs avocats.

Une fois encore, le porte-parole du Vatican a confirmé «le souhait des responsables du IOR de poursuivre sur la voie de la transparence concernant toutes les opérations financières». En outre, a-t-il conclu, «ils espèrent pouvoir offrir au plus vite tous les éclaircissements nécessaires» aux organismes compétents.

Deux jours plus tôt, par la voix du Père Lombardi, le Vatican avait indiqué avoir appris «avec étonnement» la confirmation de la mise sous séquestre de ce dépôt bancaire effectué par le IOR dans une banque italienne. Il avait alors évoqué «un problème d’interprétation et de forme» à l’origine de cette affaire.

Non respect de la loi anti-blanchiment

Il y a un mois, déjà, le Vatican avait indiqué qu’une «erreur» de procédure pourrait être à l’origine de cette affaire révélée par la presse. Le Père Lombardi était intervenu après l’annonce de cette mise sous séquestre effectuée par la brigade de police de la Garde des Finances dans le cadre d’une enquête menée par le Parquet de Rome impliquant notamment Ettore Gotti Tedeschi, le président du IOR. Avec un autre responsable de la Banque du Vatican, celui-ci est soupçonné de ne pas avoir respecté une clause d’une législation italienne anti-blanchiment datant de 2007 rendant obligatoire la mention du mandataire de toute opération financière ainsi que son but et sa nature. (apic/imedia/ami/bb)

24 octobre 2010 | 08:59
par webmaster@kath.ch
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