Vaud: Le Secrétariat d’Etat à l’économie abandonne les ouvriers thaïlandais et philippins

Le SECO n’assume plus son rôle d’arbitre

Lausanne, 31 janvier 2011 (Apic) La Déclaration de Berne accuse le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) de ne pas assumer son rôle d’arbitre dans le conflit qui oppose des syndicats asiatiques à l’entreprise Triumph, dans un communiqué diffusé le 31 janvier. Le SECO aurait abandonné tout effort de médiation dans l’affaire.

Selon le communiqué de presse de la Déclaration de Berne, le SECO a décidé de cesser ses efforts de médiation entre Triumph et les syndicats asiatiques. L’affaire avait commencé en août 2009, lorsque Triumph International avait licencié 3’600 ouvriers en Thaïlande et aux Philippines, sans consultation avec les syndicats et à l’encontre des principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour les entreprises multinationales. Les syndicats avaient alors déposé plainte auprès du SECO, le point de contact nationale de l’OCDE.

Sans qu’aucune résolution ne soit adoptée, sans se prononcer sur une possible violation des principes directeurs de l’OCDE et sans faire aucune recommandation, le SECO s’est retiré de l’affaire. D’après Tessel Pauli de la Campagne Clean Clothes (CCC), «les procédures de recours sont inutiles si les points de contact nationaux ne prennent même pas la peine de se déterminer sur le respect des principes de l’OCDE». Et d’ajouter: «La déclaration finale du SECO ne permet en aucune manière de trouver une résolution dans le conflit entre la firme et les syndicats. Pire, cela donne l’impression d’une certaine impunité pour les entreprises».

Ayant refusé d’organiser des réunions en Thaïlande ou aux Philippines, le SECO n’a pas non plus aidé les syndicats à venir en Suisse et n’a pas traduit la documentation sur le cas. Cette attitude a, selon le communiqué, compliqué l’accès et la participation au processus de médiation des plaignants et des victimes des licenciements. «C’est très décevant de voir le SECO refuser de donner sa chance aux syndicats et accepter de se laisser dicter l’agenda de la procédure par Triumph», a regretté Heiner Köhnen de «TIE Germany», un réseau global de travailleurs. (apic/com/amc)

31 janvier 2011 | 17:51
par webmaster@kath.ch
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