République centrafricaine: Un prêtre et une quinzaine de personnes tués dans l'attaque d'une église

Le second prêtre assassiné en moins de deux mois

Bangui, 29 mai 2014 (Apic) Paul-Emile Nzalé, un prêtre catholique de 76 ans, et une quinzaine de personnes, ont été tués le 28 mai 2014 lors d’une attaque contre l’église Notre-Dame de Fatima de Bangui, la capitale de la Centrafrique. Le pays est en proie à des violences intercommunautaires depuis le début de l’année. Le Père Nzalé, dont la mort a été annoncée à l’AFP par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, est le deuxième prêtre catholique tué, en moins de deux mois en RCA.

Le 19 avril dernier, le Père Christ Foreman Wilibona, curé de la paroisse Saint Kisito de Paoua, au nord du pays, a été tué de six balles par de présumés membres de l’ex-Séléka, milice composée principalement de musulmans.

Selon l’AFP, l’abbé Paul-Emile Nzalé et ses fidèles ont été tués lors d’échauffourées dans un quartier de Bangui où vivent musulmans et chrétiens. Les affrontements avaient éclaté dans l’après-midi, aux abords de l’église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de la capitale, où des milliers de déplacés avaient trouvé refuge. D’après des témoins, les assaillants étaient armés de couteaux et de grenades.

Un complot pour perturber les négociations?

Les violences du 28 mai ont eu lieu deux jours après une mission conjointe de leaders religieux de la République centrafricaine, conduite par Mgr Nzapalainga, au Congo Brazzville. Ils ont été reçu lundi 26 mai, par le président Dénis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise, a rapporté l’Agence d’information d’Afrique centrale, «Les dépêches de Brazzaville». Au cours de cette audience, les leaders religieux ont sollicité du président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, le renforcement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), dont le commandement est assuré par le Congo.

André Nzapayéké, Premier ministre centrafricain, a dénoncé l’attaque de l’église comme un complot «planifié» pour perturber la transition, rapporte Radio France internationale (RFI). (apic/ag/ibc/rz)

29 mai 2014 | 16:40
par webmaster@kath.ch
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