«Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner»

Rome: Première messe publique du pape François

Rome, 17 mars 2013 (Apic) Célébrant la messe dans la matinée du 17 mars 2013 dans la petite église Sainte-Anne, au Vatican, le pape François a prononcé une nouvelle fois une homélie improvisée et centrée sur la miséricorde de Dieu. «Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner», a assuré le souverain pontife, pointant du doigt au contraire la lassitude des hommes qui ne demandent pas pardon. Au terme de la messe, il s’est livré à un véritable bain de foule aux portes du Vatican.

Comme lors de sa première apparition au lendemain de son élection, à Sainte-Marie-Majeure, le pape a appelé à la «miséricorde». Au cours de son homélie, sans aucune note, le nouveau pontife a particulièrement commenté l’Evangile du jour, à savoir la rencontre entre Jésus et la femme adultère, et cette phrase du Christ: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ! «

Le message le plus fort du Seigneur, «c’est la miséricorde»

«Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner, jamais, c’est nous qui nous nous lassons de demander pardon», a alors affirmé le pape François. «Demandons la grâce de ne pas nous lasser de demander pardon», a-t-il poursuivi.

Dans cette homélie d’à peine plus de 6 minutes, le pape a invité les fidèles à ne pas juger les pécheurs, donnant plusieurs exemples évangéliques. «Nous aussi, je crois que nous sommes ce peuple qui d’une part veut écouter Jésus, mais d’autre part nous aimons parfois donner des coups de bâtons aux autres, condamner les autres», a-t-il confié. «Le message de Jésus c’est la miséricorde, pour moi, je le dis humblement, c’est le message le plus fort du Seigneur, la miséricorde», a encore affirmé le pape avant de rappeler que le Christ avait dit lui-même ne pas être venu pour les justes mais pour les pécheurs.

A l’autel, le nouveau pontife était accompagné du cardinal Angelo Comastri, son vicaire pour la Cité du Vatican, et du cardinal maltais Prosper Grech, qui avait été choisi pour prêcher au tout début du conclave dans la Chapelle Sixtine. Etait également présent le curé de cette paroisse, l’une des deux du petit territoire du Vatican, le Père augustinien Bruno Silvestrini.

Tel un simple curé

Dans la petite église circulaire du 16e siècle placée à l’une des entrées principales de la Cité du Vatican, le pape François avait revêtu une chasuble violette relativement moderne, qui tranchait avec les ornements utilisés par son prédécesseur. C’est de l’ambon qu’il a prononcé, debout, son homélie, et non de son trône.

Au terme de la messe, après avoir été remercié par le curé et le cardinal Comastri, le pape a fait comprendre qu’il ne voulait pas parler de lui et à fait monter à ses côtés un prêtre travaillant en Uruguay qu’il a présenté aux fidèles. «Je voudrais vous faire connaître un prêtre qui travaille depuis longtemps avec les enfants des rues, qui a fait une école et tant de choses pour leur faire connaître Jésus». «Viens Gonzalo !», a lancé le pape avant d’inviter les fidèles à prier pour ce dernier.

Puis, à la sortie de la petite église, des fidèles l’ont chaleureusement embrassé, alors que les services de sécurité ont, un temps, semblé débordés. Le pape François a tout bonnement embrassé et salué tous les fidèles présents à la messe, tel un curé de paroisse, prenant du temps avec les enfants. Puis, à la grande surprise de sa sécurité, il a décidé d’aller saluer les personnes qui l’attendaient dans la rue, au pied de la porte Sainte-Anne, et a serré de très nombreuses mains, salué par des cris de joie.

S’il a surpris en choisissant de se rendre très rapidement à la paroisse Sainte-Anne, s’est prédécesseurs s’y étaient également rendus. Benoît XVI y avait célébré la messe en février 2006 et, avant lui, Jean Paul II en décembre 1978. Consacrée à sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, cette paroisse a été instituée par la Constitution apostolique «Ex Lateranensi pacto» de Pie XI, le 30 mai 1929, peu après la signature des accords du Latran. L’église Sainte-Anne a été bâtie en 1573 par la Confraternité des palefreniers (anciens domestiques pontificaux) du Vatican, sur les dessins de l’architecte italien Jacopo Barozzi, dit «Vignola». (apic/imedia/ami/be)

17 mars 2013 | 11:53
par webmaster@kath.ch
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