Pérou: Pour Mgr Pineiro une solution est encore possible pour la PUCP

Le statut de l’Université doit être réglé

Lima, 24 juillet 2012 (Apic) Mgr Salvador Pineiro, président de la Conférence épiscopale du Pérou, estime qu’une solution légale est encore possible pour régler le conflit autour de l’Université pontificale catholique du Pérou (PUCP) à qui le Saint Siège a retiré le droit de porter les titres de ’catholique’ et de ’pontificale’ le 11 juillet 2012.

Lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet 2012, l’archevêque a reconnu et appuyé la décision du Saint-Siège dans le cas de l’ex-PUCP. «Si le Saint-Siège, après avoir étudié le dossier, a pris cette résolution, elle doit être acceptée. La PUCP doit suivre les règles de l’Église. Nous avons insisté longtemps pour que les statuts de l’université catholique soient mis en conformité avec les normes de l’Église.».

Mgr Pineiro a néanmoins souligné que le même décret laisse encore une possibilité pour l’ex-PUCP de se mettre en règle. Le Saint-Siège propose de poursuivre le dialogue pour trouver une solution. Se référant à la participation de certains évêques à l’Assemblée de l’université, l’archevêque a déclaré que «les statuts n’ont pas été approuvés. Les cinq évêques qui ont la possibilité selon les statuts actuels de participer à l’assemblée ont été nommés par bonne volonté. Nous n’y sommes pas allés de manière impérative.»

La PUCP réaffirme son orientation catholique

L’Assemblée de l’Université catholique pontificale du Pérou réunie le 23 Juillet 2012, a déploré le décret du Saint Siège. Selon elle, cette décision contrevient sur plusieurs points aux droits reconnus par la Constitution et la législation péruvienne. En particulier le droit à l’identité en voulant interdire les termes de ’pontificale’ et de ’catholique’.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, l’assemblée rappelle que la PUCP est depuis sa fondation en 1917 une institution régie par le droit péruvien. Et que par fidélité pour ses étudiants, ses professeurs, son personnel et ses anciens élèves, elle défendra son droit de faire respecter sa dénomination sociale, qui jouit d’un prestige national et international.

L’assemblée de la PUCP a réitéré en outre son attachement aux valeurs catholiques qui l’inspirent au quotidien. La PUCP veut être une université, démocratique autonome, créative, critique et pluraliste, avec une qualité dans l’enseignement et la recherche. Elle s’engage dans la société péruvienne et s’identifie avec les principes chrétiens qui sont le fondement des droits de l’homme, souligne le communiqué.

Les membres de l’Assemblée de l’Université PUCP ont exprimé enfin leur appui à la gestion du recteur de l’Université dans les relations avec la hiérarchie de l’Eglise, en conformité avec les accords précédemment adoptées par l’Assemblée.

En conflit depuis longtemps avec le cardinal Cipriani

L’Université pontificale catholique de Lima, qui compte 22’000 étudiants, est en conflit depuis longtemps avec le cardinal Juan Luis Cipriani qui, en tant qu’archevêque de Lima est également Grand chancelier de la Haute-école. La direction de l’Université tient à garder la main sur des questions comme la nomination du recteur, le contenu des cours et le contrôle de la fortune immobilière. Le 9 mai dernier, le recteur Marcial Rubio avait adressé une lettre au cardinal Bertone, lui demandant que le cardinal Cipriani ne soit plus l’interlocuteur entre la PUCP et les autorités ecclésiastiques. (apic/acip/com/mp)

24 juillet 2012 | 14:09
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!