«Le superflu te rend esclave», avertit le pape à l’Angélus
Le pape François a exhorté les catholiques à «savoir rester sobre», en célébrant l’angélus de ce dimanche 14 juillet 2024, sur la place Saint-Pierre de Rome. Une sobriété qui se veut tout autant matérielle que spirituelle, a expliqué le pape aux fidèles rassemblés sous ses fenêtres.
En introduisant la prière mariale, le pape a médité sur l’Évangile du jour où Jésus envoie ses disciples en mission deux par deux, leur demandant de ne prendre avec eux que le nécessaire.
Le pontife a enjoint à «savoir être sobre dans l’usage des choses, en partageant les ressources, les compétences et les dons, en se passant du superflu». Et de lancer: «Pourquoi? Pour être libre, car le superflu te rend esclave». Pour le pontife de 87 ans, la sobriété se joue également «dans les pensées et les sentiments, en abandonnant ses idées préconçues et ses rigidités […] pour favoriser plutôt la confrontation et l’écoute».
La sobriété, une annonce missionnaire
Au fil de sa méditation, le pape a encouragé un style de vie communautaire de sobriété, qui consiste à faire «avec le nécessaire, même avec peu […] en renonçant tous à quelque chose et en se soutenant mutuellement». Ce mode de vivre est une annonce missionnaire «plus que les mots, parce qu’elle incarne la beauté du message de Jésus dans le concret de la vie», a-t-il assuré.
«Si, au contraire, chacun suit sa propre voie, si ce qui compte, ce sont les choses […], si l’individualisme et l’envie prévalent, l’air devient lourd, la vie difficile, et les rencontres deviennent davantage une occasion d’agitation, de tristesse et de découragement que de joie», a encore mis en garde le pape François.
Marins, pays en guerre… les appels du pape à l’Angélus
«En ce dimanche de la mer, prions pour ceux qui travaillent dans le secteur maritime et pour ceux qui s’occupent d’eux», a invité le pape depuis sa fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre.
Le 24 juin, le dicastère pour le Service du développement humain intégral a publié un message à l’occasion de ce Dimanche de la Mer – deuxième dimanche du mois de juillet. Déplorant «l’invisibilité des marins», le Vatican encourageait des politiques pour «protéger les droits de l’homme» des gens de la mer, relégués à «l’obscurité physique, spirituelle et sociale». Depuis 1920, l’Église catholique a développé pour les professions maritimes le réseau de «l’Apostolat de la mer», coordonné aujourd’hui par le dicastère pour le Service du développement humain intégral. Ses antennes sont présentes dans de nombreux ports et bateaux du globe, au service de plusieurs dizaines de millions de personnes.
En fin d’année, le pape François doit tenir une audience privée pour les pêcheurs italiens, à l’occasion de la Journée mondiale de la pêche, le 23 novembre.
À l’angélus, le pontife argentin a également prié pour que la Vierge Marie «réconforte et obtienne la paix pour tous les peuples opprimés par l’horreur de la guerre». Et d’exhorter: «N’oublions pas, s’il vous plaît, l’Ukraine martyrisée, la Palestine, Israël et le Myanmar». (cath.ch/imedia/ak/rz)





