Drogues: L’Eglise préconise une politique plus sociale

Le synode des Eglises évangéliques Berne-Jura définit sa position en matière de drogues

Berne, 2 juillet 1997 (APIC) Le Conseil synodal des Eglises réformées évangéliques Berne-Jura rejette en bloc les initiatives populaires «Jeunesse sans drogues», et «Droleg». Il soutient en revanche la «Troisième Voie des Eglises» qui correspond, selon le synode, à la politique du Conseil Fédéral en matière de drogues.

L’initiative populaire «Jeunesse sans drogues» fera l’objet d’une votation fédérale le 28 septembre 1997. Cependant, relève la direction de l’Eglise réformée Berne-Jura, cette initiative vise à priver les toxicomanes d’aide à la survie, laquelle consiste à leur remettre de l’héroïne sous contrôle. Par ailleurs, estime-t-elle, la remise de seringues stériles, pilier de la prévention contre le sida, serait plus difficile. A ses yeux, l’acceptation de l’initiative conduirait à la clandestinité totale les consommateurs de stupéfiants.

Le Conseil synodal invite les paroisses à rejeter de la même manière l’initiative à venir, «Droleg». Selon ce dernier, elle ne prend pas assez au sérieux les dangers liés à la libéralisation de la consommation de drogues.

La «Troisième voie de la politique relative aux drogues» est celle qu’appuie le Conseil synodal. «L’accès aux drogues doit être possible, sous le contrôle de l’Etat et dans un cadre solide». La consommation et le commerce de petites quantités de drogues ne devraient pas, selon le Conseil synodal, être passible d’une punition, car elles excluent les toxicomanes de la société, ce qui complique encore les contacts avec eux. «Les prestations d’aide devraient être améliorées, la qualité de vie et la santé des toxicomanes étant prioritaires.», soutient un communiqué. (apic/com/aa)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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