Le Synode des évêques devient un «processus» et non plus seulement un «événement»

Avec la Constitution apostolique Episcopalis communio, le Synode des évêques devient un «processus» et non plus seulement un «événement», a analysé Mgr Fabio Fabene, sous-secrétaire du Synode des évêques, lors d’une présentation de ce nouveau document au Vatican le 18 septembre 2018, a constaté I.MEDIA.

Pour le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, Episcopalis communio s’inscrit dans la volonté du pape François de remodeler les structures de l’Eglise pour les rendre plus missionnaires. Il s’agit donc d’une véritable refondation du Synode pour le rendre plus dynamique en l’ancrant dans une relation circulaire avec les Eglises locale – lieux de préparation et de réception du synode.

Grâce aux phases préparatoire puis exécutoire du synode, celui-ci n’est plus un simple événement mais un processus, a pour sa part considéré Mgr Fabene. La phase de consultation permettra notamment de dépasser ce sentiment d’un événement éloigné de la vie concrète des fidèles. Le but est ainsi d’harmoniser l’institution avec les besoins et attentes du peuple de Dieu.

Une assemblée en plusieurs sessions

Parmi les nouveautés de la Constitution, a relevé Mgr Fabene, figure notamment la possibilité de convocation de l’assemblée synodale en plusieurs sessions distinctes. Pour le prélat italien, cela permettra une maturation de la réflexion pour des documents médités.

Une approche similaire avait déjà eu lieu en 2014 et 2015 avec deux assemblées – une extraordinaire et une ordinaire – sur la famille. Cette suggestion d’un synode réuni en plusieurs sessions avait déjà été proposée en 1983 par le cardinal Carlo Maria Martini, alors archevêque de Milan, mais avait été rejetée.

Le pape reste complètement libre

Par ailleurs, le chef de l’Eglsie catholique peut désormais décider de ratifier le document final d’une assemblée tel quel et ainsi de l’intégrer dans son magistère ordinaire. Néanmoins, il reste complètement libre de le faire ou non, et d’écrire ou non une exhortation post-synodale, a précisé le cardinal Baldisseri.

Si le Souverain pontife approuve et ratifie le document final d’une assemblée synodale délibérative, celui-ci porte la signature de tous les Pères synodaux, en analogie avec le Concile œcuménique, a noté Mgr Fabene. Toutefois, jusqu’à présent, tous les synodes ont été consultatifs et non délibératifs. (cath.ch/imedia/xln/mp)

18 septembre 2018 | 14:56
par Maurice Page
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