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apic/Allemagne/mise au point de Mgr Lehmann/pas de rébellion contre le pape
Allemagne: Mgr Karl Lehmann et l’ordination sacerdotale des femmes (080295)
Pas de rébellion contre le pape, proteste le
président de la Conférence épiscopale allemande
Rome, 8février(APIC) La presse – les médias italiens en particulier – ont
laissé entendre qu’il y avait des divergences entre Mgr Karl Lehmann, évêque de Mayence et président de la Conférence épiscopale allemande, et le
Vatican à propos de l’ordination sacerdotale des femmes. L’évêque allemand,
dans une mise au point publiée par la salle de presse du Saint-Siège, a
protesté contre l’interprétation erronée de ses propos par certains médias.
Il n’y a pas de rébellion contre la pape, tient-il à souligner.
Dans son rectificatif, l’évêque s’interroge sur la façon dont les médias
relaient l’information sur l’Eglise. Mgr Lehmann vise «la presse italienne», notamment «Il Corriere della Sera», et «certaines agences de presse».
Lundi, «Il Corriere della Sera» titrait: «Femmes prêtres: l’Eglise divisée.
Les évêques allemands contre Wojtyla». Et de faire dire à Mgr Lehmann que
le «non» du Vatican à l’ordination des femmes a été «un nouveau coup dur»;
que le problème de la structure ecclésiastique et des charges religieuses
est souvent liée à celle de «la violence exercée contre les femmes»; que
«dans notre pays, qui a pourtant une bonne tradition dans la répartition
équitable des charges politiques pour les femmes, la question de la violence à leur égard n’est pas encore une affaire classée»; que, «de ce point de
vue, il y a encore beaucoup à faire dans l’Eglise de la part des hommes».
«La violence faite aux femmes»
Le «malentendu» remonte au 3 février. Une rencontre avait lieu ce jour
là entre une délégation officielle du Conseil Oecuménique des Eglises et
l’Eglise catholique d’Allemagne, dans le cadre de la «Décennie OecuménismeSolidarité des Eglises avec les femmes 1988-1998». Thème de la rencontre:
«La violence faite aux femmes». Mgr Lehmann «n’avait pas choisi ce thème»,
qui était au programme de la seconde partie de la Décennie, mais il ne doutait pas que celui-ci susciterait «beaucoup d’interrogations» sur la question du sacerdoce ministériel.
Il s’était préparé en conséquence. Qu’a-t-il dit ? Que «certains considèrent la décision de notre Eglise comme une nouveau coup contre les femmes
et la ressentent comme telle». L’évêque de Mayence précise aujourd’hui: «Ce
n’était évidemment pas mon opinion, mais seulement l’écho d’un type d’argumentation bien connu – spécialement répandu dans les cercles féministes et d’un climat de l’opinion. J’ai aussitôt expliqué: ’Je vous en supplie,
ne jugez pas trop vite et reconnaissez les efforts en vue de résoudre le
problème dans le sens de la tradition ecclésiale et des femmes.’ J’ai expressément expliqué que le ’non’ au sacerdoce des femmes dans l’Eglise catholique et dans l’Eglise orthodoxe n’épuise pas la question de la participation de la femme à la vie de l’Eglise, mais la pose d’une façon nouvelle
sur le plan de ses responsabilités.»
Pas de sentiments anti-romains ou anti-papaux
Mgr Lehmann précise qu’il s’en est tenu strictement à ses notes manuscrites, reprises dans le communiqué qu’il avait préparé à l’intention de la
presse. C’est pourquoi le président de la Conférence épiscopale allemande
réclame «d’urgence» un plus grand soin dans la façon d’informer sur l’Eglise et la théologie, qui sont des matières difficiles. Il précise: «Cela requiert une grande responsabilité à l’égard de la vérité. Il ne peut du reste être question que l’Eglise de notre pays, voire les évêques, se rebellent contre le pape. Nous nous inscrivons en faux contre l’insinuation de
sentiments anti-romains ou anti-papaux. Nous nous savons étroitement liés
au successeur de Pierre, et nous nous tenons à l’être plus que quiconque.»
(apic/jmg/cip/cic/be)




