Burundi: Expulsion d’une représentante de Human Rights Watch au Burundi

Le travail sur la situation des droits humains menacé

Bujumbura, 28 mai 2010 (Apic) Un groupe de 18 organisations nationales, régionales et internationales travaillant sur le Burundi dit craindre une limitation de l’espace consacré au suivi indépendant de la situation des droits humains, après l’expulsion, par le gouvernement, d’une chercheuse de Human Rights Watch au Burundi. Ces organisations appellent les autorités burundaises à revenir sur leur décision et à garantir le respect du droit à la liberté d’expression. Dans une lettre adressée le 18 mai dernier à la chercheuse de Human Rights Watch, Neela Ghoshal, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale l’a informée du retrait de son agrément en tant que représentante de son organisation au Burundi, indique vendredi 28 mai la FIACAT. Elle devra quitter le pays d’ici le 5 juin. Les autorités justifient leur décision après la publication récente d’un rapport de Human Rights Watch sur la violence dans la période préélectorale au Burundi. «La décision des autorités constitue non seulement une attaque contre une défenseure des droits humains très respectée, mais aussi contre le travail indépendant en faveur des droits humains au Burundi» a réagi Hassan Shire Sheikh, directeur Exécutif du East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP). Cette déclaration intervient alors que les premiers résultats des élections communales du 24 mai sont tombés vendredi 28 mai, avec, semble-t-il, la large victoire du parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD du président Pierre Nkurunziza. (apic/com/pr)

28 mai 2010 | 13:54
par webmaster@kath.ch
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