Le Vatican annonce la «pleine normalisation» (150694)
des relations diplomatiques avec Israël
L’espérance suscitée par l’accord de paix israélo-palestinien
Rome, 15juin(APIC) Le Saint-Siège a annoncé mercredi la «pleine normalisation» des relations diplomatiques entre le Saint- Siège et Israël. L’»accord fondamental» signé entre les deux parties le 30 décembre dernier prévoyait une première «période de rapports officiels avec échange de représentants spéciaux». Cette phase, qui aura duré moins de six mois, a débouché sur «la pleine normalisation des rapports formels dans le cadre de la
vie internationale» rendue effective ce mercredi.
Mgr Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, on le sait, représente le
Saint-Siège en Israël, tandis que Shmuel Hadas représente Israël «près le
Saint-Siège». La note officielle du Vatican, qui retrace l’histoire de
l’Etat d’Israël, observe une situation «quasiment constante» de «forte tension politico-militaire» en quarante-six années d’existence, mais voit dans
la Conférence de Madrid, le 30 octobre 1991, «le début concret de la recherche de la paix pour toute la région».
Sur le plan religieux, la note du Saint-Siège reconnaît qu’»il n’est pas
facile d’avoir des statistiques certaines sur la présence de l’Eglise en
Israël». Elle avance que les chrétiens représentent 2,7 % des 5.300 000 habitants de l’Etat d’Israël. Pour leur part, les 81,6 % des habitants de religion juive forment «un tiers des juifs du monde entier… réfugiés ou immigrés». Quant aux 14 % de musulmans, ils sont «tous membres de la minorité
nationale arabe. En principe, ils sont tous citoyens israéliens avec tous
les effets».
La note conclut sur ce commentaire: «L’accord signé est fondé sur
l’espérance suscitée par le processus de paix en cours et, de la part du
Saint-Siège, avec l’intention de lui donner une contribution valide. «Il
garantit à l’Eglise en Israël la liberté d’assurer ses propres fonctions,
en fidélité à l’Evangile, dans un climat de respect réciproque entre
l’Eglise et l’Etat et dans un dialogue serein avec les fidèles des autres
Eglises chrétiennes et des autres religions.»
A propos des relations diplomatiques elles-mêmes, la note vaticane ajoute qu’elles sont «un canal privilégié de dialogue entre le Saint- Siège et
l’Etat d’Israël pour la promotion des grandes valeurs de la paix, de la liberté et de la justice, et en particulier pour la défense du patrimoine
historique, culturel et religieux unique qui se trouve en Terre Sainte et
surtout à Jérusalem». (apic/jmg/be)



