Vatican

Le Vatican compte se faire entendre sur l'intelligence artificielle

 L’Académie pontificale pour la vie a convié des personnalités internationales du 26 au 28 février 2020 au Vatican pour se pencher sur le sujet de l’intelligence artificielle, a indiqué cette académie le 16 janvier. Parmi les invités à ce colloque figurent notamment le président de Microsoft ou encore celui du Parlement européen.

Les nouveaux outils technologiques entraînent une adaptation de l’homme sur sa relation au monde. C’est dans cette optique que l’Académie pontificale pour la vie a souhaité réfléchir avec ses hôtes sur une question mêlant intelligence artificielle et «humanité»: quel est «le bon algorithme»? Au menu des discussions: le rôle de l’éthique, le rapport au droit ou encore les conséquences sur la santé.

Microsoft et IBM pour l’éthique en entreprise

Quatre personnalités majeures prendront la parole au troisième jour de la rencontre à l’auditorium de via della Conciliazione. Dans l’ordre de passage: deux représentants de firmes multinationales, les Américains Brad Smith, président de Microsoft, et John Kelly III, ‘numéro deux’ d’IBM; l’actuel président du Parlement européen, l’Italien David Sassoli; le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Chinois Qu Dongyu.

Au préalable, leurs propos seront introduits par le responsable de la rencontre, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie. En invitant des figures internationales liées à la question de l’intelligence artificielle, le Vatican se présente comme un acteur désireux de peser sur le sujet. A ce titre, au cours de ce colloque, les deux multinationales Microsoft et IBM signeront un appel pour encourager l’éthique dans le monde de l’entreprise. Sont plus particulièrement visées les entreprises investies dans les technologies liées à l’intelligence artificielle.

Equité de l’information

Avec le développement des théories et des techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence, le monde court le risque que ce secteur devienne réservé aux grandes multinationales ainsi qu’aux acteurs de la gouvernance politique, précise Mgr Paglia. Il ne faut pas que la sophistication des services reste entre les seules mains de groupes privilégiés, estime-t-il. Ce qui est en jeu, selon lui, c’est «l’équité dans la recherche d’informations ou dans le maintien de contacts avec autrui».

Cet événement sera conclu par une audience privée avec le pape François. Elle est prévue le 28 février à midi au Palais apostolique du Vatican. En recevant Brad Smith le 13 février 2019, le pontife et son hôte avaient déjà évoqué les défis «d’une intelligence artificielle au service du bien commun». Dans ce domaine, «nous avons besoin d’une voix humaine, comme celle de l’Eglise, qui porte et fait autorité», avait confié le président de Microsoft lors de cette rencontre. (cath.ch/imedia/pad/rz)

L'intelligence artificielle ne cesse de monter en puissance (Pixabay.com)
16 janvier 2020 | 17:09
par I.MEDIA
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