En qualité d’observateur pour promouvoir la solidarité

Le Vatican entre à l’Organisation Mondiale du Commerce

Rome, 17 juillet 1997 (APIC) Le Conseil général de l’Organisation Mondiale du Commerce a approuvé à l’unanimité l’adhésion du Saint-Siège en qualité d’observateur à la Conférence générale de l’organisation, ainsi qu’au Conseil général.

Par cette décision, «l’agence reconnaît expressément la nature particulière du Saint-Siège comme sujet souverain de Droit international et permet sa présence permanente dans les organes de gouvernement mentionnés, sans que soit posée la condition de ne pas négocier ultérieurement sa participation en qualité de membre», précise un communiqué publié au Vatican.

Le communiqué souligne «le lien étroit entre un ordre économique juste, la paix, le développement et la justice sociale», qui justifie la présence du Saint-Siège, déjà membre depuis 1963 de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED – UNCTAD en anglais). Depuis, le Saint-Siège a participé à toutes les sessions de la CNUCED, en suivant parallèlement l’évolution de l’Accord général sur le commerce et les tarifs (GATT), en vigueur depuis 1947.

Le communiqué rappelle que c’est suite aux changements intervenus au sein du GATT lors des négociations inaugurées à Punta del Este en 1986 (l’»Uruguay Round») que, d’une part, les pays les plus avancés ont accepté de discuter de quasi tous les aspects de leur politique commerciale et d’ouvrir leurs marchés aux pays en voie de développement, et qu’est née, d’autre part, «le souhait unanime des autres pays de s’intégrer dans une série de négociations globales». Un autre résultat de l’»Uruguay Round», et peut-être son acquis le plus important, aux yeux du Saint-Siège, est la création, par la suite, de l’Organisation Mondiale du Commerce, dont le but est de mettre de l’ordre dans les échanges commerciaux, d’éviter les protectionnismes arbitraires et les initiatives unilatérales et de résoudre les litiges commerciaux entre les pays.

En participant au travail de l’OMC, le Saint-Siège «entend collaborer à la construction d’un système juridique économique multilatéral équitable» pour favoriser une plus grande entente entre les peuples et «le développement économique et social, en particulier des pays les plus pauvres».

Russie: La nouvelle loi sur la liberté religieuse cause des remous Lettre du pape au président Eltsine

Rome/Moscou, 17 juillet 1997 (APIC) Le pape Jean-Paul II a envoyé une lettre personnelle au président Boris Eltsine pour lui faire part de son sentiment sur la nouvelle loi qui restreint la liberté religieuse en Russie, a indiqué jeudi 17 juillet Ciro Benedettini, attaché de presse du Vatican. Entre-temps, les protestations internationales contre la loi se multiplient.

Le Cardinal secrétaire d’Etat, Mgr Angelo Sodano, avait déja critiqué à Rome la loi votée par la Douma le 23 juin, au lendemain de sa promulgation. Cette loi, qui restreint la liberté religieuse, représente un pas en arrière par rapport à celle adoptée par le Parlement russe peu après la chute de l’ex-Union Soviétique.

Selon Benedettini la lettre concernerait, «la nouvelle discrimination que pourrait causer la loi à la religion catholique». Le porte-parole ne donne pas plus de détails. Selon des observateurs du Vatican, le Pape aurait proposé au président Eltsine d’opposer son veto à cette nouvelle loi. (apic/oc/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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