L'enquête sur les camilliens concerne également des irrégularités financières
Le vicaire général assure que son Ordre collabore avec la justice
Rome, 13 novembre 2013 (Apic) L’Ordre des camilliens assure qu’il collaborera avec la justice après l’arrestation, le 6 novembre, du supérieur général Renato Salvatore, soupçonné d’avoir faussé son élection. L’enquête porte également sur des irrégularités financières pour un montant de 10 millions d’euros, révèle le quotidien catholique italien «Avvenire».
«Nous voulons que la lumière se fasse sur toute la vérité et nous nous tenons à disposition de la justice», a affirmé dans l’édition du 13 novembre le vicaire général de l’Ordre, le Père Paolo Guarise.
Ce dernier a démenti les bruits selon lesquels l’arrestation du supérieur général est liée à des luttes de pouvoir au sein de l’Ordre. Il a également assuré que le Vatican n’avait pas l’intention de soumettre les camilliens à un délégué pontifical.
Le ministère public a accusé le Père Salvatore d’avoir provoqué l’arrestation de deux confrères afin de les éloigner du Chapitre général et les empêcher de voter contre lui. Le supérieur général aurait eu pour complice le conseiller fiscal de l’Ordre, Paolo Oliverio. Ce dernier et trois autres suspects ont été arrêtés par la Garde des Finances italienne. Le ministère public enquête également sur des irrégularités financières dans l’administration de l’Ordre. Selon «Avvenire», elles concernent des montants de 10 millions d’euros transférés en Suisse.
Pas de luttes de pouvoir au sein de l’Ordre
Le Père Guarise a affirmé dans le quotidien italien que le supérieur général avait été réélu avec trois voix de différence. L’absence des deux confrères n’a donc pas influencé le résultat final du vote. Il a également assuré que ce scrutin serré n’était pas l’expression d’une division au sein de l’Ordre provoquée par des luttes de pouvoir. Il s’agit simplement de «conceptions différentes des priorités pastorales».
Le vicaire général a relevé que le Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Joao Braz de Aviz, l’a encouragé à suivre la voie de la transparence et de la collaboration avec la justice. Le Père Guarise en a déduit que le Vatican n’avait pas l’intention de prendre des mesures de surveillance face à l’Ordre des camilliens.
L’Ordre des camilliens (ou Serviteurs des malades) a été fondé par saint Camille de Lellis en 1591 et compte près de 1’200 membres. Les religieux sont engagés en priorité auprès des malades, des pauvres et des souffrants. La Famille camillienne compte également des laïcs associés, qui se mettent au service des malades. Le Père Renato Salvatore est supérieur général des camilliens depuis 2007. (apic/cic/am/bb)



