Rome: Le pape a rencontré l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle

Le voyage de Benoît XVI en Espagne présenté comme un pèlerinage

Rome, 3 mars 2010 (Apic) Le voyage que Benoît XVI effectuera les 6 et 7 novembre 2010 à Saint-Jacques de Compostelle et Barcelone, en Espagne, sera celui d’un «pèlerin de la foi». C’est le souhait que le pape lui-même avait exprimé à l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, reçu en audience au Vatican deux jours avant l’annonce officielle de ce déplacement par le Bureau de presse du Saint-Siège.

Si ce pèlerinage ne prévoit pas d’étape à Madrid, la capitale, où il se rendra en août 2011, le pape devrait tout de même aborder quelques thèmes politiques et sociaux qui bousculent actuellement l’Espagne.

Lors de l’audience privée accordée le 1er mars dernier à l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, Mgr Julián Barrio Barrio, Benoît XVI avait exprimé son désir d’aller dans cette ville de Galice en tant que «pèlerin de la foi». C’est ce qu’a rapporté Radio Vatican le 3 mars, jour de l’annonce officielle de ce 2e voyage de Benoît XVI en Espagne.

Interrogé par la radio vaticane, l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle a affirmé que cette visite du pape permettrait d’animer «l’espérance chrétienne» des Espagnols à un moment où ils ont «vraiment besoin de cette impulsion spirituelle». «Nous devons revitaliser notre foi, a-t-il souligné, pour revitaliser la cohabitation sociale et tout ce qui est en lien avec les préoccupations» actuelles. Cette allusion vise clairement la loi dépénalisant l’avortement, définitivement adoptée le 24 février dernier par les sénateurs espagnols. D’ici 4 mois, cette loi autorisera le recours à l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse. En 2005, le gouvernement du socialiste José Luis Zapatero avait déjà provoqué la colère de l’Eglise en simplifiant les procédures de divorce et en autorisant le mariage homosexuel.

2010, une année «jacquaire»

A Saint-Jacques de Compostelle, 2010 est une Année jacquaire. Cette année jubilaire est une tradition qui rappelle l’arrivée en Galice de l’apôtre Jacques et qui remonte au 9e siècle, lorsque fut découverte la tombe de l’apôtre. L’Année jacquaire, qui offre aux pèlerins la possibilité d’obtenir l’indulgence papale, est la plus ancienne des Années saintes célébrées par l’Eglise catholique et a lieu chaque fois que la fête de saint Jacques tombe un dimanche.

A Barcelone, le 7 novembre, le pape devrait particulièrement consacrer l’église de la Sagrada Familia. L’archevêque de la ville, le cardinal Lluis Martinez Sistach, a expliqué sur Radio Vatican que cet emblème de Barcelone était considéré comme un «temple avec une signification artistique, biblique, théologique, spirituelle et catéchétique, unique au monde».

Intervenant devant la presse, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a précisé pour sa part que la visite du pape à la Sagrada Familia servirait à «souligner le dialogue entre foi et art auquel le pape tient particulièrement». Le père Federico Lombardi a souligné que l’architecte espagnol Antonio Gaudi (1852-1926), à l’origine de cet édifice, était un chrétien dont le procès de béatification avait été ouvert au Vatican en 2003 et était une «grande personnalité dans le monde artistique».

Enfin, interrogé sur le caractère exceptionnel de l’organisation de 2 déplacements du pape en Espagne en quelques mois (en novembre 2010 et en août 2011 pour les Journées mondiales de la jeunesse), le père Lombardi a confié que les JMJ étaient «un rendez-vous obligatoire» et que les «circonstances» de l’Année jacquaire et de la consécration de la Sagrada Familia étaient «importantes». (apic/imedia/lb/mlb/bb)

3 mars 2010 | 17:51
par webmaster@kath.ch
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