Hommage du pape à Pauline Jaricot et à Thérèse de Lisieux

Les 175 des Oeuvres Pontificales Missionnaires

Rome, 16 mai 1997 (APIC) Le pape Jean Paul II a rendu jeudi hommage à Pauline Jaricot et à Thérèse de Lisieux – dont on commémore cette année le 100e anniversaire de la mort – en recevant les collaborateurs des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) venus du monde entier. Il a notamment souligné l’importance de ces deux Françaises dans la vie de l’Eglise missionnaire.

«Promouvoir une collaboration toujours plus fraternelle entre les Eglises, suscitant et formant de nombreux collaborateurs de la cause missionnaire, en sachant leur inculquer la passion de l’annonce de l’Evangile»: c’est la tâche assignée par le pape aux Oeuvres Pontificales Missionnaires, dont il a reçu jeudi les collaborateurs. L’occasion de leur rappeler que la vocation universelle à la mission s’enracine dans la vocation universelle à la sainteté.

Les Oeuvres Pontificales Missionnaires (OPM) fêtent leurs 175 ans et les 75 ans du «motu proprio» du pape Pie XI «Romanorum Pontificium» qui conférait le titre de «pontificales» aux trois fondations des Oeuvres de la Propagation de la Foi, de L’Enfance Missionnaire et de Saint Pierre Apôtre. Ces anniversaires marquent l’assemblée annuelle des OPM, qui se tient traditionnellement au mois de mai.

Cette année, leur session pastorale a mis à l’ordre du jour l’examen des deux figures marquantes: la vénérable Marie-Pauline Jaricot et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Dans son discours, Jean-Paul II a souligné l’importance des deux Françaises dans la vie de l’Eglise missionnaire. Marie-Pauline Jaricot, jeune laïque, née à Lyon en 1799, appartenait à une association fondée par la Société des Missions Etrangères de Paris. «Avec les ouvrières de la manufacture de soie dirigée par sa soeur et son beau-frère, elle se proposait d’aider les Missions par la prière et par une petite obole chaque semaine», a rappelé le pape. Ce qui lui vaudra d’être reconnue comme la fondatrice de l’Association pour la Propagation de la Foi, née le 3 mai 1822, ce qui donna une ampleur universelle au petit groupe.

Quant à Thérèse de l’Enfant Jésus, proclamée patronne des missions par Pie XI le 4 décembre 1927, elle était habitée, par «le désir d’aimer et de faire aimer le Seigneur», a souligné Jean-Paul II, et son expérience représente un singulier exemple de consécration à la cause de l’évangélisation «enracinée dans le chemin de sainteté», qui est le «présupposé indispensable» de toute vocation missionnaire. Le pape a conclu en citant son encyclique «Redemptoris Missio». «La spiritualité missionnaire de l’Eglise est un chemin de sainteté». (apic/cip/imed/pr)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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