Gaza: La pauvreté plus grande que jamais depuis l’offensive meurtrière israélienne
Les aides promises ne sont toujours que des promesses
Gaza, 9 septembre 2009 (Apic) L’attaque militaire israélienne dite «Plomb Durci», conduite de décembre 2008 à janvier 2009, a porté la Bande de Gaza aux niveaux de pauvreté les pires qu’elle ait jamais connus depuis 1967, avec près de 90% de ses habitants réduits à vivre en-dessous du seuil de pauvreté, dont 65% dans des conditions dites de pauvreté extrême.
Ces conclusions émanent d’un rapport publié mardi par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Le document précise en outre que les pertes causées par l’opération militaire israélienne (soldée par la mort de plus de 1’300 Palestiniens, des civils pour la plupart) s’élèvent à quelque 4 milliards de dollars entre pertes directes (qui représentent près de deux milliards de dollars) et dégâts indirects.
La Cnuced observe notamment que cette somme est trois fois supérieure au volume de l’économie de Gaza.
L’opération militaire israélienne a en effet anéanti les infrastructures et 21’000 bâtiments publics et privés du territoire palestinien et endommagé gravement les systèmes de ravitaillement en eau et en énergie, renforçant globalement la tendance au sous-développement.
«Le déclin économique palestinien trouve sa cause dans l’implacable politique israélienne de bouclage intérieur et extérieur, la réduction des capacités productives palestiniennes et la perte de terres et de ressources naturelles due au Mur de séparation et aux colonies israéliennes qui continuent de s’étendre», indique le rapport de la Cnuced, qui déplore par ailleurs que les 4,4 milliards de dollars d’aides promis à la conférence des pays donateurs, tenue en mars à Charm-el-Sheikh (Égypte), ne soient jamais arrivés à destination. (apic/misna/pr)



