Israël: A nouveau des graffitis anti-chrétiens sur les murs d'un monastère

Les attaques des colons extrémistes ne ralentissent pas

Tel Aviv, 1er avril 2014 (Apic) Des «inconnus» appartenant au mouvement extrémiste juif «Price tag» (Le prix à payer) ont à nouveau sévi près de la ville israélienne de Beit Shemesh, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem. Ils ont sprayé des slogans anti-chrétiens comme «Jésus est un singe» et «Marie est une vache» sur les murs du monastère catholique de Deir Rafat, consacré à Marie, Reine de la Palestine, patronne principale du diocèse du Patriarcat latin de Jérusalem.

Les vandales, qui ont également comparé l’Amérique à l’Allemagne nazie, ont encore percé les pneus de cinq voitures garées près du couvent, dans la nuit de lundi à mardi, rapporte la presse israélienne le 1er avril 2014. Comme à l’accoutumée lors de telles attaques contre des lieux de culte chrétiens, la police de Jérusalem a ouvert une enquête.

C’est la première fois que le monastère de Deir Rafat, un sanctuaire fondé en 1927 entre Tel-Aviv et Jérusalem, subit une telle attaque, alors que d’autres couvents ont déjà été la cible d’extrémistes de droite juifs. En août dernier, une bombe incendiaire a été lancée contre le monastère de Beit Jamal, tout près de Beit Shemesh, et les murs ont été couverts de slogans hostiles.

Des dizaines de sites chrétiens et musulmans vandalisés

Depuis 2009, 29 couvents chrétiens et mosquées ont été la cible de ces extrémistes en Israël, à Jérusalem, et dans les territoires palestiniens occupés, selon «The Price Tag Forum», un regroupement d’organisations israéliennes qui luttent contre ces agressions menées par des colons juifs. Le Forum demande que le gouvernement agisse et qualifie d’»actes de terrorisme» les actions du mouvement «Price tag».

En juin dernier, des tombes chrétiennes ont été souillées par des slogans dans un cimetière orthodoxe de Jaffa, dans l’agglomération de Tel Aviv. Les mots «revanche» et «Le prix à payer», du nom d’un groupe de colons ultranationalistes, ont été retrouvés peints en hébreu sur les monuments funéraires. Fin mai, les extrémistes juifs s’en étaient pris à l’abbaye bénédictine de la Dormition, sur le Mont Sion, à Jérusalem. Les graffitis peints sur les murs et les portes étaient explicites. On pouvait y lire: «Les chrétiens sont des singes, les chrétiens sont des esclaves».

Les vandales semblent agir en toute impunité

Quelques temps auparavant, d’autres édifices religieux chrétiens avaient subi les mêmes actes de vandalisme, notamment le Monastère trappiste de Latroun, à 15 km à l’ouest de Jérusalem, une église baptiste à Jérusalem-Ouest, le Monastère de la Croix, dans la vallée de la Croix, près du musée d’Israël et de la Knesset.

Les auteurs de ces actes de déprédation et d’intimidation, qui visent également des mosquées et des véhicules dans les territoires occupés, ont l’air d’agir en toute impunité, n’étant quasiment jamais arrêtés. Les responsables chrétiens se demandent pourquoi la police israélienne n’est pas en mesure de démanteler ces réseaux de malfaiteurs. (apic/haar/be)

1 avril 2014 | 14:16
par webmaster@kath.ch
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