protestante ENI-96-0022çF

Les Brésiliens ont une meilleure opinion d’eux-mêmes, grâce à la religion

Porto Alegre, Brésil, le 25 Janvier (ENIçALC) – Un sondage réalisé au

Brésil révèle que le Brésilien a changé – aujourd’hui il apprécie le

travail et l’effort, il est fier de son pays et voit l’avenir avec

optimisme; ceci serait d# en grande partie au rôle des Eglises

protestantes.

Telles sont en effet les conclusions d’un sondage effectué pour l’Institut

de recherches Vox Populi, mandaté par la Revue Veja, et qui a interrogé 2

000 Brésiliens dans 25 Etats du pays pour leur demander quelle opinion ils

avaient d’eux-mêmes et comment ils voyaient leur pays. Les résultats du

sondage ont ensuite été analysés par 24 experts et professeurs

d’université, et publiés dans la revue Veja.

Selon les spécialistes, les réponses indiquent un changement majeur depuis

les précédents sondages qui montraient que la plupart des Brésiliens

avaient honte de leur pays et que la paresse était un des modèles de

comportement les plus facilement acceptés.

D’après l’un des experts, Ricardo Brinmaum, ce changement d’attitude

s’explique par l’action des protestants et des «gourous», dont certains

sont très populaires au Brésil.

«Ils °les protestants et les gourous§ disent que le travail est source

d’enrichissement personnel et en outre, ils affirment qúêtre riche est une

bonne chose. Il n’est donc pas étonnant que les Eglises protestantes

attirent de nombreux fidèles, alors que les pères catholiques, qui font

l’éloge de la pauvreté, en perdent», souligne R. Brinmaum.

Selon la revue Veja: «Un élément révélateur du nouvel esprit des Brésiliens

est la croissance des Eglises protestantes, auprès desquelles les fidèles

rec,oivent des conseils sur l’importance de l’organisation, de l’épargne et

de l’effort personnel pour améliorer leur mode de vie.»

Parmi les personnes interrogées, 58 % reconnaissent que le Brésilien,

souvent étiqueté comme paresseux, est en train de devenir sérieux et

travailleur, alors que 31 % n’ont pas remarqué de différence.

Selon Veja, ce changement s’explique parce que le «Brésil s’adapte au

capitalisme moderne selon lequel la prospérité est le fruit du travail, de

l’effort et de la compétitivité».

Pour le sociologue Reginaldo Prandi, de l’Université de Sao Paulo, c’est

«l’image propre» des Eglises protestantes qui attire de nouveaux fidèles.

Les protestants sont vus, a-t-il fait observer, comme «des gens biens, des

personnes soignées, correctes et disciplinées, ce qui les aide lorsqúils

cherchent un emploi.»

Enfin, selon 68 % des personnes sondées, il n’est pas possible d’»être

heureux sans religion». (425 mots)

25 janvier 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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