Vietnam: Affluence record de candidats dans les séminaires et maisons religieuses

Les candidats sont souvent motivés par des ambitions mondaines

Hanoï, 3 septembre 2013 (Apic) Au Vietnam, l’attrait des jeunes catholiques pour le sacerdoce et la vie religieuse est toujours aussi fort. Les candidats qui se sont présentés aux divers concours ou épreuves des diocèses et des congrégations religieuses ont été plus nombreux que jamais cette année, rapporte le 3 septembre 2013 Eglises d’Asie (eda), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris. Cet afflux a été particulièrement visible dans les diocèses du Nord où, pendant quelque 35 ans, en raison des circonstances politiques, les établissements de formation sacerdotale et religieuse étaient restés fermés.

C’est dans le diocèse de Vinh, au Centre-Vietnam, que l’afflux des candidats a battu tous les records. Pas moins de 410 candidats se sont présentés venant des trois provinces qui composent le diocèse. Ils ont participé à trois épreuves destinées à tester leurs connaissances et leur expérience en matière d’écritures saintes, de doctrine et spiritualité chrétiennes, leur niveau culturel, leur connaissance de la société. Ils ont été ensuite interrogés séparément sur leur motivation. Seulement 40 d’entre eux vont être retenus. Ils seront avertis dans les jours qui viennent.

Une attention particulière à la motivation

Cette abondance de candidats au sacerdoce et à la vie religieuse est certes un signe de bonne santé de l’Eglise au Vietnam, mais elle ne va pas sans poser de problèmes. Les 42 représentants de tous les grands séminaires du Vietnam qui se sont réunis à Da Lat du 5 au 10 août dernier en sont conscients et ont débattu de ce sujet. Ils ont en effet décidé de prêter une attention particulière aux motifs animant les jeunes séminaristes.

Dans la déclaration commune diffusée à l’issue de cette réunion, on peut lire : «Les candidats entrent au séminaire pour de nombreux motifs différents ; ils sont quelquefois très spirituels et très élevés, mais ils restent souvent lourdement marqués par des ambitions mondaines. C’est pourquoi la motivation de la vocation des séminaristes a besoin d’être reconnue, purifiée et affinée au cours du processus de formation. C’est une tâche très difficile qui a besoin de la collaboration de tous : du formateur, du séminariste, de la famille, des prêtres, ainsi que du concours des autres séminaristes «. (apic/eda/cw)

3 septembre 2013 | 16:09
par webmaster@kath.ch
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