Les catholiques pourraient voter en 2013 sur le mariage des prêtres et l’ordination des femmes

Bâle : Les Eglises cantonales examinent la validité de «l’Initiative pour l’égalité dans l’Eglise»

Bâle / Liestal, 15 novembre 2012 (Apic) Les parlements des collectivités ecclésiastiques catholiques cantonales des deux Bâle débattront prochainement de la validité de «l’initiative pour l’égalité dans l’Eglise». Ce texte déposé au début de l’année demande l’abolition du célibat des prêtres et l’ordination des femmes.

La séance du Synode de Bâle-ville est fixée au 27 novembre. Celle de Bâle-campagne au 3 décembre. Les exécutifs des deux collectivités ecclésiastiques cantonales soumettront au législatif une proposition pour débattre de la validité juridique de cette initiative, indique un communiqué du 15 novembre 2012.

Si les parlements ecclésiastiques admettent la validité de cette proposition, l’initiative pourrait être soumise à un vote populaire avant l’été 2013. En cas d’acceptation, les autorités ecclésiastiques cantonales seraient tenues de s’engager pour l’abolition du célibat des prêtres et pour l’ordination des femmes.

Une discrimination jugée inacceptable

Environ 3’000 personnes ont apposé leur signature sur l’initiative lancée conjointement dans les deux demi-cantons de Bâle. La portée de cette initiative se limite aux structures ecclésiastiques soumises au droit civil. Elle n’aurait pas d’effet au plan ecclésial. Les initiants espèrent plutôt pouvoir disposer d’un moyen de pression efficace face à l’autorité diocésaine et romaine.

Ces dernières décennies, l’évolution vers l’égalité des droits entre hommes et femmes s’est toujours davantage développée aux niveaux de l’Etat et de la société, argumentent les auteurs de l’initiative. Mais dans l’Eglise catholique, elle est beaucoup plus lente et même bloquée.

Le non accès des femmes au sacerdoce uniquement en raison de leur appartenance sexuelle est en contradiction avec l’Evangile du Christ, qui appelle à la formation d’une communauté basée sur l’égalité, et avec le droit fondamental à l’égalité de sexes, affirment les initiants. Ils jugent cette discrimination «inacceptable». (apic/com/mp)

15 novembre 2012 | 18:04
par webmaster@kath.ch
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