Corée du Sud: La croissance de l’Eglise catholique se confirme

Les catholiques sud-coréens se concentrent très fortement dans les zones urbaines

Séoul, 31 mai 2013 (Apic) La croissance de l’Eglise catholique se confirme en Corée du Sud, malgré une baisse de la pratique des fidèles, rapporte le 30 mai 2013 l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris, Eglises d’Asie. Selon un rapport annuel de la Conférence des évêques catholiques de Corée (CBCK), les catholiques sud-coréens étaient 5’361’369 à la fin de l’année 2012, soit 85’000 de plus que l’année précédente, et représenteraient désormais 10,3 % de la population totale du pays.

Comme les autres années, et bien qu’elle ne soit plus aussi spectaculaire, la croissance de l’Eglise se maintient donc et reste supérieure à celle de la population totale du pays, affichant 1,6 % de nouveaux fidèles. Pour la seule année 2012, dix-sept paroisses et trois missions supplémentaires ont dû être créées .

L’archidiocèse de Séoul bénéficie du plus fort taux de croissance, rassemblant 27,1 % des catholiques du pays (14 % de la population totale de la région), suivi du diocèse de Suwon (15,1 % des catholiques sud-coréens), de l’archidiocèse de Daegu (8,8 %) et du diocèse d’Incheon (8,7 %).

Les catholiques sud-coréens se concentrent encore très fortement dans les zones urbaines : 56 % d’entre eux vivent dans les métropoles de Séoul, de Suwon, d’Incheon ou d’Uijeongbu.

La pratique religieuse en baisse

La pratique religieuse continue de stagner avec seulement 23 % des catholiques qui disent se rendre à la messe dominicale, soit 0, 5 % de moins qu’en 2011.

La plupart des experts expliquent le succès de la communauté catholique en Corée du Sud, surnommée «le tigre asiatique de l’Eglise», par la très forte implication sociale, éducative et humanitaire de ses membres. Prenant une part active dans tous les combats pour les droits de l’homme, les problèmes sociaux (pauvreté, suicide, etc.) l’écologie ou la paix, l’Eglise catholique jouit actuellement d’une image de plus en plus positive en Corée du Sud, aux côtés d’un protestantisme en perte de vitesse, ébranlé par de récents scandales politiques et financiers impliquant certains de ses membres très en vue.

De plus, dans un pays où le lien social est mis à mal par le développement économique à outrance, la société consumériste et la politique des grandes entreprises niant l’identité individuelle, les activités et le partage vécus au sein des paroisses contribuent à attirer les Sud-Coréens en quête de sens et de lien communautaire.

En Corée du Sud, sur un fond de traditions chamaniques diverses, le bouddhisme du Grand Véhicule reste la religion la plus pratiquée (environ 23 %), suivie de près par le confucianisme et le christianisme. La communauté protestante, essentiellement évangélique, rassemble, quant à elle, un peu moins de 20 % de la population. (apic/eda/cw)

31 mai 2013 | 09:46
par webmaster@kath.ch
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