Afrique du Sud: Plus de 168’000 séances de spiritualités dans les prisons l’année dernière

Les confessions religieuses invitées à s’expriment sur des abus contre des détenus

Johannesburg, 14 octobre 2009 (Apic) Selon un rapport du ministère sud-africain des Services correctionnels, qui gère les prisons, 168’784 séances de spirituelles ont été organisées dans des prisons du pays durant l’exercice écoulé (2007-2008).

Cité par le journal gouvernemental sud-africain en ligne : www.buanews.gov.za, ce rapport, intitulé «prison pastorale: le rôle de l’état du secteur religieux et de la société – défis et succès», précise que ces services spirituels ont été fournis par des travailleurs et des bénévoles dans les prisons.

En tout, 24’480, soit 15% des détenus du pays ont participé à ces «soins» spirituels, organisés pendant 23 programmes, a souligné le rapport, ajoutant qu’il y a actuellement 41 aumôniers et 2’164 travailleurs spirituels de plus de 70 religions que le ministère a recensés.

Dans le rapport, le directeur du département «des soins spirituels», Hennie Human, a déclaré que le surpeuplement des prisons s’élève à plus de 142 % dans les prisons. De ce fait, a-t-il ajouté, les lieux de spiritualité dans les prisons ne répondent pas aux besoins de des détenus.

Le rapport a été publié à l’ouverture, lundi 12 octobre 2009 au Cap, d’une Conférence régionale africaine de la Commission internationale de soin pastoral de prison.

La vice-ministre sud-africaine des Services correctionnels, Hlengiwe Mkhize, qui présidait l’ouverture de ces assises, a appelé les groupes confessionnels et les organisations confessionnelles, à s’exprimer sur les violations des droits des détenus dans les prisons, qu’ils auraient constatées, lors de visites. Elle a fait remarquer que son département souhaitait que les Eglises et d’autres organisations confessionnelles adoptent une position «forte», lorsqu’il y a des morts dans les centres correctionnels ou encore quand les détenus sont privés de droits et de privilèges, tels que la libération conditionnelle.

A ses yeux, «les Eglises peuvent appuyer les efforts de réinsertion sociale du gouvernement, en aidant à trouver des professions ou des emplois aux ex-détenus». (apic/ibc/pr)

14 octobre 2009 | 14:22
par webmaster@kath.ch
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