Synode sur la famille : Mgr Büchel tire un bilan après une semaine de débats

«Les croyants devront avoir de la patience»

Zurich, 12 octobre 2014 (Apic) Mgr Markus Büchel, président de la Conférence des évêques suisse tire un bilan positif de la première semaine de débats au Synode sur la famille auquel il participe à Rome. Dans une interview au journal «Schweiz am Sonntag», l’évêque de Saint-Gall rappelle que si les catholiques suisses ont beaucoup d’attentes, ils devront aussi avoir de la patience.

Pour Mgr Büchel, la force de ce synode réside dans son regard sur la réalité. Les joies et les peines des hommes à propos de la pastorale du mariage et de la famille, connues grâce au questionnaire réalisée en décembre dernier, sont bien arrivés jusqu’au synode.» Je trouve très positif de voir comment les attentes de la Suisse ont été prise en compte sans que rien ne soit filtré», relève-t-il.

Pas de décisions rapides

Dans sa prise de parole au synode, Mgr Büchel a relevé que la morale sexuelle de l’Eglise n’est pratiquement plus reçue et combien il sent que la manière de s’y prendre de l’Eglise avec les divorcés-remariés ne joue pas pour beaucoup. L’évêque de St-Gall met cependant en garde contre les attentes de décisions rapides. Les questions seront discutées en petits groupes et les évêques se retrouveront en 2015 pour élaborer des lignes directrices. «Les gens doivent encore avoir de la patience. Mais j’espère que nous pourrons trouver des réponses à leurs questions et travailler à quelque chose qui leur montre le chemin.»

La discussion a montré aussi que les mêmes questions ne sont pas relevantes pour tous les continents. C’est pourquoi chaque région devrait disposer de ses propres directives. «Chez nous par exemple le thème de la polygamie n’est pas central comme il peut l’être dans certains pays d’Afrique. Ou encore les chrétiens ne sont pas persécutés comme au Moyen-Orient.»

Mgr Büchel participera à un des groupes de travail francophones formé d’une vingtaine de prélats français et africains, les huit germanophones n’étant pas assez nombreux pour former leur propre groupe linguistique. (apic/sy/mp)

12 octobre 2014 | 15:33
par webmaster@kath.ch
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