Le lendemain, 30 mars 2005, la presse italienne rapportait qu’un dossier retrouvé dans les archives de la Stasi, les anciens services secrets est-allemands, et communiqué à la Bulgarie, confirmerait l’hypothèse selon laquelle l’attentat contre Jean-Paul II a été ordonné par le KGB, exécuté par les services secrets bulgares et organisé par ceux de l’ex-RDA.
Les déclarations d’Ali Agca interviennent après l’annonce, par le gouvernement bulgare, de la prochaine communication de documents de ses services secrets autour de l’attentat de mai 1981. Le 29 mars 2005, Dimitar Tzonev, porte-parole du
Des hypothèses par dizaine
Selon cette hypothèse, Ali Agca, qui a tenté d’assassiner Jean-Paul II le 13 mai 1981 place Saint-Pierre, et qui a passé 19 ans dans les prisons italiennes, n’aurait été que l’exécutant d’un assassinat commandité par l’ex-Union soviétique. Cette thèse que le tueur turc semble réfuter corrobore celle avancée par le pape lui-même dans le livre Mémoire et identité, publié en février 2005. Jean-Paul II écrit ainsi, dans le dernier chapitre de son livre, qu’Ali Agca «n’a pas commis cet attentat de sa propre initiative, mais que quelqu’un d’autre l’a planifié et commandité».
Le 13 mai 1981 à 17h12, Jean-Paul II était sur la place Saint-Pierre pour la traditionnelle audience du mercredi. Il faisait le tour de la place en papamobile pour saluer les fidèles, et il venait de remettre à une mère son bébé qu’il avait embrassé, quand trois coups de feu ont été tirés de la foule. Deux balles le touchèrent grièvement. L’auteur de l’attentat manqué, le Turc Mehmet Ali Agca, était arrêté quelques instants plus tard.
Gracié le 13 juin 2000 par le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi – et extradé en Turquie où il devait purger une autre peine de prison -, Ali Agca a passé 19 années en prison pour cette affaire. 19 années durant lesquelles les enquêtes se sont succédées, sans aboutir. (apic/imedia/pr)



