Rome: Le chômage des jeunes et l’Europe au cœur de la visite de Matteo Renzi au Vatican

Les difficultés économiques et sociales de l’Italie évoquées

Rome, 14 décembre 2014 (Apic) Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a été reçu au Vatican le 13 décembre 2014. Sa rencontre avec le pape François, puis avec le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a été l’objet de discussions autour de «l’emploi des jeunes», a indiqué par la suite le Vatican. Il a aussi été question de «l’aggravation progressive des conflits dans la zone du Moyen-Orient», et du récent discours du pape François devant le Parlement européen.

Au cours de ces échanges, l’attention s’est ainsi notamment fixée «sur l’actuel contexte marqué par des difficultés persistantes de nature économique et sociale, avec des conséquences négatives surtout pour l’emploi des jeunes», a rapporté le Bureau de presse du Saint-Siège. La veille, Matteo Renzi avait du faire face à sa première grève générale. Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dans la Péninsule italienne, notamment contre le ‘Jobs Act’. Cette loi, à peine approuvée par le Parlement pour encourager les embauches, prévoit de faciliter les licenciements et de réduire les droits des salariés dans leurs premières années de contrat.

Conflits au Moyen-Orient

Au cours de la deuxième visite de Matteo Renzi au Vatican – la première était privée -, certains thèmes de politique internationale ont aussi été évoqués comme l’aggravation progressive des conflits dans la zone du Moyen-Orient. Alors que le semestre de présidence italienne de l’Union européenne se termine le 31 décembre prochain, «l’importance des thèmes abordés par le Saint-Père à l’occasion de sa récente intervention au Parlement européen de Strasbourg a été confirmée». Matteo Renzi a été récemment rappelé à l’ordre par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pour sa lenteur à réformer en vue de réduire le déficit de l’Italie.

Grand Schtroumpf

«Je suis mortifié de faire des erreurs sur le protocole, a lancé Matteo Renzi au pape François en le saluant d’une poignée de main (…) Cette fois, votre excellence m’a bien indiqué comment faire», a-t-il plaisanté en s’adressant à Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison pontificale,. «Il n’y a pas de problème», a alors assuré à voix basse le pontife. A la fin de l’entretien privé, la délégation de Matteo Renzi, puis sa femme Agnese et ses trois enfants Francesco, Emanuele et Ester, ont à leur tour salué le pape.

«La dernière fois, ma fille vous avait apporté un dessin du pape vêtu de bleu», a rappelé le chef du gouvernement italien au pape François, en référence à sa première audience privée survenue à la Maison Sainte-Marthe, le 4 avril dernier. «Si bien que ses frères lui ont dit : mais pourquoi bleu? On dirait le grand Schtroumpf plutôt que le pape», a poursuivi avec humour Matteo Renzi.

Du vin pour le pape

Le pape François et le président du Conseil italien ont ensuite procédé au traditionnel échange de cadeaux. Matteo Renzi a offert au pape trois bouteilles de vinsanto de la vallée du Chianti, vin blanc liquoreux typique de la Toscane, sa région d’origine. «Pour la messe, et pas seulement», a plaisanté le chef du gouvernement italien. Le pape, de son côté, a offert au président du Conseil italien son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium et une médaille de l’Ange de la paix.

Après l’audience pontificale, le président du Conseil italien s’est entretenu avec le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti. (apic/imedia/bl/rz)

14 décembre 2014 | 10:37
par webmaster@kath.ch
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