«Les droits des institutions catholiques ne sont toujours pas respectés»
Etats-Unis: Les évêques rejettent les compromis sur la planification familiale
Washington, 8 février 2013 (Apic) Les évêques des Etats-Unis rejettent le compromis du gouvernement sur les prestations de planification familiale. Le projet issu de la réforme sanitaire ne permet toujours pas de respecter les droits des cliniques, écoles et institutions sociales catholiques, estime la Conférence épiscopale américaine dans une prise de position diffusée le 7 février.
Le conflit, qui dure depuis une année, concerne une partie de la réforme de la santé instituée en 2010 par le président Barack Obama. Il s’agit des frais de santé des employés dans le domaine de la planification familiale, prises en charge par l’employeur. Elles comprennent les stérilisations, les moyens de contraception et la médicamentation considérée par l’Eglise catholique comme potentiellement abortive.
Le 1er février, la secrétaire du Département de la santé Kathleen Sebelius avait annoncé que les institutions catholiques américaines ne seraient pas tenues de payer les prestations d’avortement et de contraception de leurs employés. Elles seront prises en charge par une assurance-santé spéciale. Par ailleurs, Kathleen Sebelius avait annoncé que la notion de «communauté religieuse», d’abord comprise au sens étroit du terme, s’étendrait aux organisations caritatives liées à l’Eglise catholique.
Atteinte à la liberté des employeurs croyants
Ces compromis n’ont pas satisfait l’Eglise catholique. Le 7 février, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et président de la Conférence épiscopale américaine, a émis des doutes concernant une exemption totale du remboursement des contraceptifs dans des cliniques, écoles et institutions sociales gérées par l’Église. Il a également évoqué les employeurs attachés à leur religion, pour qui rembourser les contraceptifs pourrait être considéré comme une atteinte à la liberté religieuse. (apic/kna/ag/ami/bb)



