Suisse: Les Eglise protestantes s’opposent au durcissement de la loi sur l’asile
Les droits des requérants doivent être renforcés
Berne, 17 janvier 2013 (Apic) La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) recommande le ’oui’ au référendum contre la révision de la loi sur l’asile. «Il faut garantir aux personnes fuyant les persécutions des procédures d’asile équitables», affirme le communiqué de la FEPS, diffusé le 17 janvier 2013.
La FEPS recommande d’accepter le référendum, «Non à la révision de la loi sur l’asile» déposé le 17 janvier. Dans le document de position qui vient d’être publié, la Fédération rejette les «modifications urgentes de la loi sur l’asile» déjà entrées en vigueur.
L’une des modifications de la loi supprime la possibilité de déposer une demande d’asile dans une représentation suisse à l’étranger. Seules les personnes disposant des moyens financiers nécessaires au voyage parviendront à s’assurer l’entrée en Suisse.
Jusqu’à maintenant, les personnes cherchant protection pouvaient déposer une demande d’asile sans avoir à recourir à l’aide d’un passeur ni à entrer irrégulièrement en Suisse. Les frontières extérieures de l’Union Européenne (UE) sont protégées à grands frais. Ceci rend plus difficiles les possibilités d’entrée, précise le communiqué de la FEPS. Des milliers de réfugiés n’atteignent jamais l’Europe, notamment parce qu’ils se noient au cours de la traversée de la Méditerranée.
Contre les centres spécifiques d’hébergement
La Fédération des Eglises s’oppose à la réduction des délais de recours, de 30 à 10 jours, pour les requérants d’asile. La protection des droits des requérants devrait être nettement renforcée, insiste l’organisation réformée. «Cela veut dire une garantie d’accès aux services de conseil juridique, et le soutien financier complémentaire de ces services par la Confédération». Ceux-ci sont actuellement financés surtout par les Eglises et leurs œuvres d’entraide.
La FEPS se montre également critique face à la création de centres spécifiques où devraient être hébergés les requérants d’asile «problématiques». Le texte légal actuel ne clarifie en effet pas les critères d’attribution à un tel centre ni la longueur d’un tel séjour, déplore l’organisation.
Le soutien financier à des programmes d’occupation dans les centres d’enregistrement et de procédure constitue cependant pour la Fédération des Eglises protestantes «une innovation bienvenue». (apic/com/rz)



