La théologie ne doit pas être utilisée à mauvais escient

Les Eglises nordiques se penchent sur les 60 ans d’Israël et de l’expulsion de Palestiniens

Oslo, 19 novembre 2008 (Apic) Soixante ans après la création de l’Etat d’Israël et l’expulsion de Palestiniens de leurs foyers qui en a résulté, l’Eglise luthérienne de Norvège affirme que «l’Eglise doit voir sa responsabilité à la lumière de cela, et prendre soin des juifs autant que des Palestiniens».

Affirmant que l’Eglise chrétienne a une lourde responsabilité dans l’expansion de l’antisémitisme à travers les siècles, le Synode général de l’Eglise de Norvège a fait part, dans une déclaration du 14 novembre, de son soutien aux Eglises du Moyen-Orient, saluant leurs efforts en faveur de la paix, du dialogue interreligieux et de la coopération interreligieuse. Selon cette déclaration, la liberté religieuse des chrétiens est violée en Irak, en Iran et en Egypte, tandis que des gens souffrent de l’occupation des territoires palestiniens par Israël.

La déclaration du Synode général survient après le discours de l’évêque luthérien palestinien Munib Younan lors d’une session du Synode, à Oeyer, dans le diocèse de Hamar. L’évêque Younan a affirmé qu’un nouveau conseil d’institutions religieuses en Terre Sainte avait fait naître de nouveaux espoirs. Ce conseil a été fondé à l’issue d’une année d’efforts, notamment par le pasteur Trond Bakkevig, de l’Eglise de Norvège, et avec le soutien de l’Eglise norvégienne et des autorités gouvernementales.

Le Synode a également estimé que la théologie ne devait pas être utilisée à mauvais escient en Terre Sainte. «Les promesses de l’Ancien Testament relatives aux juifs et à la terre ne peuvent pas être utilisées pour justifier l’expulsion de Palestiniens de leurs foyers».

Le Synode général a invité les paroisses de Norvège à soutenir et défendre les chrétiens et les Eglises de Terre Sainte, et à leur rendre visite. Le Synode a demandé aux bureaux centraux de l’Eglise de Norvège de faire de même, directement et à travers des organisations oecuméniques ou d’autres organisations internationales.

Italie: Le cardinal Angelo Bagnasco dénonce la mafia

Atteinte à la «morale sociale et à la légalité publique»

Rome, 19 novembre 2008 (Apic) La mafia et la ’ndrangheta’ font courir un grand risque en Italie à la «morale sociale et à la légalité publique», deux thèmes sur lesquels l’Eglise doit prendre position, a laissé entendre mercredi 19 novembre le cardinal Angelo Bagnasco. Le président de la Conférence épiscopale italienne l’a souligné lors de l’inauguration de l’année académique de l’Université européenne de Rome.

«Des situations particulièrement délicates – a précisé le cardinal – se présentent dans quelques territoires du pays», en faisant clairement allusion au crime organisé, à la ’ndrangheta’ et à la mafia, des phénomènes qui depuis un certain temps tendent en outre à prendre racine à l’étranger. Le cardinal a plaidé pour une «urgence éducative» dans le pays.

A Soriano, des prêtres lancent un appel à la conversion des mafieux

En Calabre, des prêtres de la zone pastorale de Soriano, dans le diocèse de Mileto-Nicotera-Tropea, lancent un appel à la conversion des mafieux de la ’ndrangheta’.

Dans un document intitulé «Habiter notre temps», qui sera lu en chaire dans leur paroisse dimanche 23 novembre, ils demandent aux membres de la mafia calabraise «de déposer les armes et de ne pas porter la mort dans nos contrées».

Les prêtres disent ne pas vouloir remettre la renaissance humaine, démocratique et spirituelle de cette zone «dans les mains de ceux qui crucifient avec prépotence et arrogance cette espérance en un lendemain meilleur». Ils affirment vouloir être aux côtés «des commerçants et des entrepreneurs honnêtes qui ne font pas des affaires avec les organisations mafieuses».

Ils exhortent tout ceux qui se trouvent dans le monde de la criminalité et ceux qui les favorisent à «abandonner ce style de vie». Les prêtres de Soriano dénoncent aussi l’ostentation d’une pseudo-foi en Dieu et dans les saints «qui ne peut trouver accueil auprès de Dieu lui-même et dans l’Eglise». Le coeur de ces personnes «est plein de toutes sortes de maux». (apic/sir/ansa/be)

19 novembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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