Monde: La foi s’allie à la science
Les églises s’apprêtent à sonner les cloches pour le climat
Genève, 8 décembre 2009 (Apic) Lorsque les cloches des églises commenceront à retentir à Copenhague – et tout autour du monde – le 13 décembre, elles n’annonceront pas une arrivée anticipée de Noël. Elles sonneront un appel à l’action et à la prière afin de réagir à l’imminence des changements climatiques.
Plus d’une centaine de dirigeants politiques, ainsi que des leaders religieux et des personnes militant en faveur d’une action contre les changements climatiques, convergent vers la capitale danoise, où une réunion exceptionnelle organisée sous l’égide des Nations Unies a commencé le 7 décembre.
Le 13 décembre, avant de participer à un service sur le thème des changements climatiques, l’archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix, et des militants du monde entier vont présenter une pétition internationale à Yvo de Boer, secrétaire général exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Cet événement est organisé par la campagne Compte à rebours vers Copenhague, à laquelle participent des organisations de développement liées à l’Eglise, des organisations partenaires des pays du Sud et le Conseil œcuménique des Eglises.
Des représentants de près de 200 pays s’adresseront aux puissances internationales pour mettre en œuvre des règles et des mesures visant à s’attaquer aux changements climatiques. En outre, des milliers de représentants d’organisations de défense des causes seront présents pour inciter et persuader les grands de ce monde.
Au sein d’un grand nombre d’organisations militantes, des représentants des principales religions – évêques, imams, rabbins et prêtres – œuvreront à la réussite de cette entreprise. Pendant les 11 jours de la réunion, des ateliers, des services et des manifestations auront lieu.
Les Eglises apporteront leur pierre à l’édifice et tenteront de sensibiliser le monde à la nécessité de prendre soin de la planète en faisant résonner leurs cloches ou d’autres instruments 350 fois à 15h00 le 13 décembre, où qu’elles se trouvent.
«Dans certains pays, on s’est demandé si les églises avaient le droit d’utiliser leurs cloches pour ce qui pourrait être assimilé à une campagne politique», a déclaré Guillermo Kerber, responsable du programme sur les changements climatiques du Conseil œcuménique des Eglises. «Les personnes qui soutiennent la campagne voient la sauvegarde de la création et de la vie et des moyens de subsistance des individus menacés par les changements climatiques comme une question éthique et spirituelle qui, bien entendu, a des implications politiques, non pas dans un sens partisan mais dans le cadre de l’intérêt commun.»
Le 3 novembre, lors d’une réunion organisée près de Londres, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon avait déclaré à des représentants des principales religions mondiales qu’ils occupent une «position unique» dans le cadre des débats sur le sort de la planète et que leurs communautés sont préoccupées par cette question cruciale.
«Les grandes communautés religieuses du monde jouissent d’une position unique pour évoquer le sort de notre planète et des conséquences croissantes des changements climatiques. Vous êtes les responsables ayant la portée la plus grande et l’impact le plus fort», avait affirmé Ban Ki-moon. «Vous pouvez inspirer, vous pouvez provoquer, vous pouvez interpeler vos dirigeants, au moyen de votre sagesse, à travers vos fidèles». (apic/eni/pr)



