Rome: Le Vatican déplore la «grossièreté» envers Benoît XVI d’un article sur le pape François
Les erreurs habituelles d’un journalisme superficiel
Rome, 29 janvier 2014 (Apic) Le Vatican a déploré, le 29 janvier 2014, la «grossièreté» avec laquelle le magazine américain «Rolling Stone», qui a consacré sa Une au pape François, s’en prend à son prédécesseur, Benoît XVI. Le Père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Saint-Siège, a salué l’attention accordée au pape François par le bimensuel culturel, mais a regretté les «erreurs habituelles d’un journalisme superficiel».
Le porte-parole du Vatican a jugé que l’article se discréditait en tombant dans l’erreur habituelle d’un journalisme superficiel qui, pour mettre en lumière des aspects positifs du pape François, se sent obligé de décrire de façon négative le pontificat de Benoît XVI.
«Ce n’est pas une bonne façon de rendre service au pape François qui sait très bien tout ce que l’Eglise doit à son prédécesseur», a ajouté le Père Lombardi.
Benoît XVI en «universitaire austère»
Le magazine américain a intitulé son article sur le pape argentin «The Times They Are a Changin» (les temps changent) en référence à la chanson de Bob Dylan. «Rolling Stone» présente un pape certes lié aux traditions religieuses mais désireux d’amener l’Eglise dans une nouvelle ère.
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a déploré que la revue oppose systématiquement «la révolution tranquille» du nouveau pape au «pontificat catastrophique» de Benoît XVI. La revue américaine ressort alors plusieurs poncifs sensés démontrer le contraste évident entre les deux hommes. Par exemple, s’il évoque la popularité impressionnante et incontestable du nouveau pape, le magazine n’hésite pas à présenter Benoît XVI comme «un universitaire austère» susceptible de provoquer des «cauchemars» aux adolescents.
Le premier pontife en Une de «Rolling Stone»
Le magazine à paraître le 31 janvier assure également qu’il était «difficile d’imaginer un plus mauvais choix» en 2005 que celui du cardinal Ratzinger «pour relever les défis particuliers auxquels est confrontée l’Eglise catholique».
Fin 2013, le magazine américain «Time» avait fait du pape François la «personnalité de l’année». Quant au «Rolling Stone», c’était la première fois qu’il consacrait sa Une à un pontife. (apic/imedia/mb/ami/rz)



