L’an dernier, Mgr Dyba relevait que 95% des avortements sont réalisés après présentation de l’attestation de consultation, et seulement 5% sur indications médicales ou indications criminologiques (viol, inceste...). Celui qui considère ce système comme meilleur doit le prouver, estimait-il. Chaque diocèse devrait indiquer le nombre d’attestations de consultation qu’il a établies et dans combien de cas il y a eu effectivement des interruptions de grossesse. Et d’estimer que là où ces données ne sont pas mises sur la table, tout le discours sur l’efficacité de la consultation dans le cadre des prescriptions imposées par l’Etat n’est qu’affirmation sans preuves.

Les évêques allemands divisés

A Fulda, l’archevêque a décidé la sortie du système étatique de consultation dès 1993. Plus aucune attestation de consultation n’est émise depuis par le diocèse. Cependant, affirmait alors Mgr Dyba, contrairement à ce qui se dit, le service de consultation du diocèse existe toujours et le nombre des femmes qui viennent y demander conseil n’a jamais reculé. Il a au contraire augmenté, passant de 2’795 en 1992 – année où les attestations étaient encore établies – à 3’356 en 1996. Mgr Lehmann s’est quant à lui toujours prononcé expressément pour le maintien de l’Eglise catholique dans le cadre du système actuel.

Dans le débat sur la vie et la mort, il est extrêmement important que l’Eglise reste le plus proche possible des femmes en détresse, affirmait-il. L’évêque de Mayence ne partageait pas l’an dernier les appréciations faites «à Rome» et chez «une partie des fidèles» selon lesquelles l’Eglise serait impliquée de façon inadmissible dans des avortements potentiels en émettant des certificats de consultation. (apic/kna/be)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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