Pakistan: Une Commission veut prendre des mesures après des agressions de chrétiens

Les fausses accusations de blasphème doivent être punies de mort

Islamabad, 15 avril 2013 (Apic) Les fausses accusations de blasphème doivent être punies de mort. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la Commission permanente du Sénat sur l’Harmonie nationale au Pakistan après les attaques perpétrées début mars contre des quartiers chrétiens, rapporte l’agence internationale Fides le 14 avril 2013. Selon la Commission, ces cas de violence ont porté atteinte à l’image du pays au niveau international.

Après les attaques perpétrées début mars par des groupes musulmans contre des familles chrétiennes des quartiers de Joseph Colony à Lahore et de la Francis Colony à Gujranwala, les membres de la Commission ont convenu que ces agressions avaient porté atteinte à l’image du Pakistan au niveau international. Il est urgent, selon eux, d’adopter des mesures immédiates afin d’éviter la répétition de cas de violence semblables à l’encontre des chrétiens.

Kamran Michael, Sénateur chrétien et membre de la Commission, a souligné que, souvent, la racine de la violence réside dans de présumées accusations de blasphème et que fréquemment de telles accusations se trouvent démenties après que les chrétiens aient passé des années en prison, ceci constituant en soi une grande souffrance et une grande injustice.

Parité de sanctions pour les accusateurs

En outre, une fois remises en liberté, les victimes des fausses accusations demeurent marquées comme «blasphémateurs» et voient leurs vies exposées au risque d’exécutions sommaires. «Actuellement, environ une centaine de chrétiens et quelques centaines de musulmans sont en prison en raison de leur implication dans des cas de blasphème. Pas un n’a pourtant été condamné. Il devrait exister une parité de sanction pour la personne qui formule de fausses accusations de blasphème», a souligné Kamran Michael.

Prévoir la réclusion à perpétuité ou la peine capitale comme sanction à l’encontre des faux accusateurs constituerait selon la Commission un moyen de dissuasion en ce qui concerne l’abus et l’instrumentalisation de la loi sur le blasphème. (apic/fides/cw)

15 avril 2013 | 10:34
par webmaster@kath.ch
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