Rome : Le terrorisme religieux, l’argent, la drogue et le mode de vie actuel sont de ›fausses divinités’
Les fausses divinités doivent tomber car elles ne sont pas Dieu
Rome, 11 octobre 2010 (Apic) Dans une méditation improvisée lors de l’ouverture des travaux du Synode pour le Moyen-Orient, aujourd’hui au Vatican, Benoît XVI a particulièrement mis en garde contre les «fausses divinités» que sont «le pouvoir des idéologies terroristes» au nom de Dieu, les «capitaux anonymes qui mettent l’homme en esclavage» ou la drogue. Le pape a aussi fustigé «le mode de vie aujourd’hui propagé par l’opinion publique» où «le mariage ne compte plus» et où «la chasteté n’est plus une vertu».
Ses lunettes placées sur le bout du nez, la voix légèrement enrouée, Benoît XVI a longuement improvisé une méditation devant les quelque 180 ›pères synodaux’ installés dans les gradins de la Salle du Synode au Vatican. Le pape a particulièrement évoqué un psaume lu peu auparavant ainsi que le livre de l’Apocalypse, évoquant «la souffrance des témoins du Christ», souhaitant aussi que «le Christ, le fils unique de Dieu» puisse «naître pour le monde avec la chute des divinités, avec la douleur et le martyre des témoins».
Les fausses divinités
«Nous pensons, a alors expliqué le pape, à toutes les grandes puissances de notre histoire, d’aujourd’hui, nous pensons aux capitaux anonymes qui mettent l’homme en esclavage, qui ne sont plus des choses de l’homme mais sont un pouvoir anonyme au service duquel ils se mettent, par lequel ils souffrent, et meurent aussi». «Il s’agit, a soutenu Benoît XVI, d’un pouvoir destructeur qui menace le monde».
«Il y a ensuite le pouvoir des idéologies terroristes», a poursuivi le pape. «C’est apparemment au nom de Dieu qu’est faite cette violence, mais ce n’est pas Dieu, a encore martelé Benoît XVI, il s’agit de fausses divinités qui doivent être démasquées, qui ne sont pas Dieu».
Parmi ces fausses divinités, le pape a ensuite évoqué «la drogue, ce pouvoir qui, comme une bête vorace, prend dans ses griffes la terre entière et détruit». «C’est une divinité, une fausse divinité qui doit tomber», a une fois encore soutenu le souverain pontife devant l’assemblée synodale.
Benoît XVI a aussi fustigé «le mode de vie aujourd’hui propagé par l’opinion publique» pour lequel «le mariage ne compte plus, la chasteté n’est plus une vertu, et ainsi de suite».
Ces divinités doivent tomber et devenir les sujets de l’unique Jésus-Christ
En conclusion, le pape a redit que «toutes ces idéologies qui dominent, qui s’imposent avec force» étaient «des divinités» qui «doivent tomber». Comme le disent les Ecritures, a renchéri Benoît XVI, ces «dominations» et ces «pouvoirs» doivent «tomber et devenir les sujets de l’unique Jésus-Christ».
11 octobre, fête du bienheureux Jean XXIII
Lors de cette méditation, le pape a aussi longuement établi un lien entre la date d’ouverture de ce Synode pour le Moyen-Orient et celle, identique, de l’ouverture du Concile Vatican II (1962-1965) par Jean XXIII, le 11 octobre 1962. Dans le calendrier liturgique préconciliaire, ce 11 octobre était la fête de la maternité de la Vierge. C’est aujourd’hui la fête du bienheureux Jean XXIII. Benoît XVI a aussi évoqué le Concile d’Ephèse qui, en 431, proclama la maternité divine de Marie. (apic/imedia/ami/ggc)



