Berne: Les discriminations salariales entre hommes et femmes persistent en Suisse, d'après le DFI

Les femmes et leurs familles perdent chaque année 7,7 milliards de francs

Berne, 13 juin 2013 (Apic) Malgré des progrès indéniables dans le domaine de l’égalité en Suisse, les femmes continuent de gagner en moyenne 677 francs par mois de moins que les hommes en raison de leur sexe, relève le 13 juin 2013 le Département fédéral de l’Intérieur (DFI) dans un communiqué. Cela représente une perte de 7,7 milliards de francs par an pour elles et leurs familles. Pourtant, l’écart moyen entre les salaires des hommes et des femmes dans le secteur privé diminue, lentement mais régulièrement.

L’égalité n’est pas encore réalisée dans de nombreux domaines de la vie des Suisses, malgré certains progrès. Si le niveau de formation des hommes et des femmes a tendance à se rapprocher, les différences dans leurs choix professionnels et éducatifs ont peu évolué. Les femmes sont nettement plus nombreuses dans la population active, mais quatre sur dix travaillent à temps plein.

A contrario, un homme sur dix seulement travaille à temps partiel (13,8%). De plus les femmes ne représentent qu’un tiers des personnes occupant des fonctions d’encadrement. La marche en avant vers les parlements au niveau fédéral et cantonal entamée par les femmes en 1971 a subi un coup de frein en 2011. Alors que les femmes représentent 33% des candidatures, elles occupent 29% des sièges au Conseil national et seulement 19,6% des sièges au Conseil des Etats.

Vers l’égalité des salaires

L’égalité salariale est un but déclaré du Conseil fédéral. Globalement, on observe une évolution positive: l’écart moyen entre les salaires des hommes et des femmes dans le secteur privé diminue, lentement mais régulièrement. Cependant, en équivalents plein temps, les femmes continuent de gagner beaucoup moins que les hommes.

Ainsi, il y a en moyenne 1800 francs de moins par mois sur les fiches de paie des femmes. Il ressort de l’analyse que 62,4% de cette différence par rapport aux hommes s’explique par des facteurs objectifs, comme les qualifications personnelles ou les caractéristiques de l’emploi occupé. Cela laisse 37,6%, soit 677 francs par mois, qui ne s’expliquent pas et qui sont donc dus à des facteurs discriminatoires.

Ces discriminations salariales coûtent cher aux familles suisses: chaque année, ce sont 7,7 milliards de francs qui manquent dans le budget des ménages. Une politique salariale équitable profite aux femmes, aux couples, aux familles mais aussi – et ce n’est pas le moins important – aux assurances sociales.

L’égalité entre hommes et femmes est inscrite dans la Constitution fédérale depuis le 14 juin 1981. Elle comprend le droit à un salaire égal pour un travail égal ou équivalent. (apic/com/cw)

13 juin 2013 | 10:48
par webmaster@kath.ch
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