«Les gens sont en colère»
Paris : Grande manifestation des opposants au mariage gay
Paris, 24 mars 2013 (Apic) Les opposants au mariage homosexuel et à l’adoption par les couples de même genre ont défilé en masse le 24 mars 2013 à Paris contre le projet de loi sur le «mariage pour tous». Ce texte est en voie d’adoption par le Parlement. Pour l’ancien ministre français Laurent Wauquiez, «si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est parce que les gens sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement».
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées le 24 mars 2013 en début d’après-midi sous une marée de drapeaux roses et bleus, sur l’avenue de la Grande-Armée, qui prolonge les Champs-Elysées au-delà de la place de l’Etoile, pour demander à François Hollande de retirer ce texte et de le soumettre à référendum.
Le président de l’UMP, Jean-François Copé, avait appelé les adhérents du principal parti de l’opposition à participer à cette manifestation à laquelle ont pris part certains de ses élus, dont l’ancien ministre Laurent Wauquiez.
«Les gens sont en colère»
«Si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est aussi parce que les gens sont en colère», a-t-il déclaré à BFM-TV. «Et ils sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement. Il l’a traité avec mépris.»
Les organisateurs espéraient initialement défiler sur les Champs-Elysées mais n’y ont pas été autorisés. Le 13 janvier dernier, la précédente manifestation contre le projet de loi sur le «mariage pour tous» avait réuni à Paris 340’000 participants, selon la préfecture de police, un million selon les organisateurs.
Examen le 4 avril
Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d’adopter, a été voté le 11 février par les députés à l’issue d’un débat marathon émaillé d’incidents.
Il sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du 4 avril, l’objectif du gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant les vacances d’été.
La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé sur BFM-TV que les opposants au texte étaient dans leur droit quand ils manifestaient mais que cela n’empêcherait pas cette réforme d’être votée par le Parlement. (apic/kna/am/ag/cw)



