Bangladesh: Multiplication des attaques contre la communauté hindoue
Les hindous sont la cible des islamistes
Dacca, 28 janvier 2014 (Apic) Temples profanés, statues de dieux endommagées, magasins et maisons attaquées: les persécutions contre la minorité hindoue du Bangladesh se sont multipliées depuis les élections générales du 5 janvier 2014. Les extrémistes musulmans, qui ont boycotté le scrutin, ont lancé dans ce contexte une vague de violences qui cible en particulier la communauté hindoue du pays.
Le 27 janvier 2014, des enseignants et des étudiants hindous ont formé une chaîne humaine à Dacca, la capitale du Bangladesh, pour protester contre les «atrocité post-électorales» dont leur communauté est victime, rapporte l’agence d’information catholique «AsiaNews». Ils ont notamment appelé le gouvernement à renforcer les moyens légaux pour punir les auteurs de ces attaques.
Les principaux responsables des agressions anti-hindoues sont les sympathisants du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et de leurs alliés islamistes du Jamaat-e-Islami.
Le BNP, dont nombre de cadres sont en prison ou en fuite, avait décidé de boycotter le scrutin pour protester contre la décision de la Première ministre, Sheikh Hasina Wajed, finalement réélue, de ne pas suivre la tradition, qui veut qu’un gouvernement apolitique de transition soit formé avant les élections.
Exécution d’un leader islamiste
L’exécution en décembre d’Abdul Kader Mollah, un chef islamiste condamné à mort pour des crimes commis en 1971 durant la guerre d’indépendance contre le Pakistan (occidental), a aussi contribué aux troubles.
Depuis la fin du conflit, les discriminations et les persécutions contre les hindous du Bangladesh ont conduit à leur exode massif. 9,6% de la population de ce pays de 155 millions d’habitants sont actuellement de religion hindouiste, alors qu’ils étaient 25% en 1971. (apic/eda/rz)




