Rome: La plus grande rencontre chrétienne depuis le Concile Vatican II mardi 18 janvier
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Grande cérémonie œcuménique pour l’ouverture de la porte sainte
Rome, 16 janvier 2000 (APIC) La plus grande rencontre chrétienne depuis le Concile Vatican II se déroulera mardi 18 janvier à Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, avec la participation de 22 délégations chrétiennes non catholiques, ainsi qu’une délégation du Conseil Œcuménique des Eglises (COE). Pour la première fois dans l’histoire des Jubilés, le pape ouvrira la porte sainte d’une basilique majeure de Rome en même temps que deux représentants d’autres Eglises et communautés ecclésiales. 6000 personnes seront présentes à l’intérieur de la basilique.
Cette importante cérémonie œcuménique aura lieu le 18 janvier 2000, premier jour de la traditionnelle «Semaine de prière pour l’unité des chrétiens». Sur les 22 délégations présentes, 16 représenteront des Eglises orthodoxes ou pré-chalcédoniennes (Eglises dites «monophysites», elles se sont séparées du tronc commun des Eglises lors du IVème Concile œcuménique, à Chalcédoine, en 451). Parmi les Eglises orthodoxes, seul le patriarcat de l’Eglise de Géorgie n’a pas répondu à l’invitation du pape, en avançant la raison que ses évêques sont actuellement réunis en synode. L’Eglise orthodoxe de Grèce pour sa part sera représentée par un professeur de l’Université d’Athènes.
En revanche, des évêques métropolites seront présents au nom du patriarche de Constantinople et de celui de Moscou, le représentant d’Alexis II étant Mgr Longin, archevêque de Klin et représentant permanent du patriarche en Allemagne. D’autres évêques viendront au nom du patriarche grec-orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique, du patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient il s’agira du vicaire patriarcal pour l’Europe, Mgr Gabriel Saliby -, et du patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem. Le patriarcat copte orthodoxe d’Alexandrie sera également représenté, ainsi que ceux de Serbie, de Roumanie et d’Albanie, et les Eglises orthodoxes de Pologne et de Finlande. Enfin des représentants du patriarche syro-orthodoxe d’Antioche, du catholicos de l’Eglise apostolique arménienne, du catholicos de Cilicie des Arméniens, et du patriarche de l’Eglise assyrienne d’Orient participeront eux aussi à la cérémonie.
Parmi les délégations des autres Eglises, celle de l’Eglise anglicane sera particulièrement importante. L’archevêque de Canterbury, George Carey, sera présent en personne en tant que président de la Communion anglicane, et sera même accompagné de sa femme. Le président de la Fédération luthérienne mondiale l’évêque Christian Krause – viendra également, ainsi que le président du Conseil méthodiste mondial. L’Eglise vieille-catholique sera représentée quant à elle par le président de l’Union d’Utrecht, l’archevêque vieux-catholique d’Utrecht. Enfin seront présents les présidents de «l’Eglise chrétienne», plus connue sous le nom de «»Disciples du Christ», et de l’Eglise pentecôtiste. Par ailleurs, le Conseil Œcuménique des Eglises (COE) sera représenté entre autres par l’évêque luthérien de Stängnas, le révérend Jonas Jonson, coprésident du «groupe mixte de travail» entre l’Eglise catholique et le COE.
Au total, ce sont donc plus de 30 Eglises et communautés chrétiennes qui seront représentées au sein de ces 22 délégations. Un résultat que l’évêque allemand Walter Kasper, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens qualifié d’»écho très positif» à l’invitation lancée par Jean Paul II à l’ensemble des Eglises chrétiennes. Pour sa part, le président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, le cardinal australien Edward Idris Cassidy, ne sera pas présent à cette cérémonie. Actuellement hospitalisé à Sydney, il ne devrait en effet rentrer à Rome qu’au début du mois de février.
Participation non catholique à la liturgie, profession de foi commune
Une quinzaine de membres de ces délégations participeront concrètement à la cérémonie d’ouverture de la porte sainte présidée par Jean Paul II, trois d’entre eux intervenant même à plusieurs reprises au cours de la liturgie, à savoir un orthodoxe, un représentant d’une Eglise pré-chalcédonienne et un représentant d’une Eglise réformée. Lors de la cérémonie, au cours de laquelle le pape prononcera une homélie, deux moments devraient être particulièrement significatifs, celui du baiser de paix entre les participants, et celui de la profession de foi commune qui sera dite en grec, en latin et en allemand par les trois représentants des autres Eglises et communautés ecclésiales. La cérémonie sera suivie d’un repas à l’abbaye bénédictine proche de la basilique, rassemblant les représentants des différentes Eglises à l’invitation de Jean Paul II. (apic/imed/be)




