Rome: Note du Saint-Siège pour la conférence de l’Organisation mondiale du commerce
Les illustrations de la conférence de presse sont à commander à l’agence CIRIC: CIRIC, Chemin des Mouettes 4, CP 405, CH-1001 Lausanne. Tél. ++41 21 613 23 83 Fax. ++41 21 613 23 84 E-Mail:
Le commerce international au service de la dignité de l’homme
Rome, 30 octobre 2001 (APIC) Le Saint-Siège a publié le 30 octobre une note sur la préparation de la quatrième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce – OMC – qui aura lieu à Doha au Qatar du 9 au 13 novembre prochain. Cette note composée de 8 points commente la situation actuelle et donne des indications concrètes afin «que la politique de libéralisation du commerce international soit mise au service de la dignité de la personne humaine».
«La conférence de Doha, est-il écrit dans l’introduction, se déroule à un moment où le monde doit relever des défis face aux nouvelles tensions. Il est plus urgent que jamais de s’assurer que la Conférence permette de faire clairement un pas en avant vers une nouvelle et plus inclusive vision du commerce mondial, dans laquelle tous puissent prendre part sur le même plan».
«Malgré les opportunités offertes par ’l’Uruguay Round’, regrette la note, les pays pauvres ont toujours une part marginale en diminution dans le commerce mondial. Une véritable intégration de ces pays dans le marché global ne pourra se faire sans une approche intégrale». Pour le Saint-Siège en effet, «la liberté économique n’est qu’un aspect de la liberté de l’homme . La vie économique ne peut devenir un absolu».
Le document reproche ensuite à certains pays de pratiquer un protectionnisme abusif notamment vis-à-vis des marchandise agricoles ou textiles qui sont particulièrement produites par les pays en voie de développement, et ce malgré les règles promulguées par l’OMC. «Les pays riches soutiennent qu’ils ont besoin de temps pour s’adapter, affirme la note, contraignant ainsi les pays pauvres à porter des fardeaux supplémentaires». «Le protectionnisme de secteurs déterminés, poursuit-elle, a pu être d’importance nationale pour certains pays. Cela peut encore être vrai aujourd’hui, mais seulement de manière limitée et pour les pays en difficultés.
La note demande ensuite à l’OMC, d’une part plus de «flexibilité et d’adaptation» sur l’application des règles émises, notamment vis-à-vis des pays pauvres, mais aussi «une assistance de l’OMC» de manière à ce que ces pays puissent justement faire face autant que possible à leurs obligations et résoudre «leurs problèmes persistants». (apic/imed/pr)



