Rome: Le pape compte sur la prière des malades

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«La valeur salvatrice de la souffrance»

Rome, 11 février 2000 (APIC) «Chers frères et soeurs souffrants, nous avons une dette envers vous. L’Eglise a une dette et le pape aussi ! Priez pour nous». C’est en polonais que Jean Paul II a prononcé ces paroles à la fin de la messe du Jubilé des malades et du personnel soignant, célébrée sur la place Saint-Pierre vendredi 11 février, en la fête de Notre Dame de Lourdes.

Par cette petite phrase très personnelle, le pape a voulu montrer combien il compte sur la prière des malades et leur souffrance, en particulier dans les moments difficiles. Au lendemain de son élection à la tête de l’Eglise catholique, il s’était immédiatement rendu à l’hôpital Gemelli au chevet de son ami polonais malade Andrzej Deskur, devenu cardinal par la suite. Il lui avait alors demandé d’offrir ses souffrances pour son pontificat. Une infime partie seulement des dizaines de milliers de personnes réunies sur la Place Saint-Pierre ont compris cette confidence en polonais, alors que toute la cérémonie était retransmise en direct par la RAI, en Pologne et dans d’autres pays du monde.

«Soyez les bienvenus, a dit le pape dans son homélie, vous êtes dans le coeur du successeur de Pierre, qui partage toutes vos préoccupations et vos angoisses. Certains d’entre vous sont cloués sur un lit de douleur depuis des années. Je prie Dieu pour que la rencontre de ce jour soit pour ces personnes un soulagement physique et spirituel». Le pape désire que ce Jubilé soit l’occasion, aussi bien pour les malades que pour les bien-portants, «de méditer sur la valeur salvatrice de la souffrance». C’est en effet à ces derniers, souligne-t-il, que revient la charge d’alléger le poids et les difficultés des personnes souffrantes.

Le sacrement des malades

L’Eglise, à la suite du Christ, a poursuivi Jean Paul II, a aussi une attention particulière pour les malades et ceux qui souffrent. Il propose en particulier le sacrement des malades. Lors de la cérémonie, le pape a personnellement imposé les mains, sur 10 personnes handicapées en fauteuil roulant ou sur un brancard, avant de leur oindre le front avec l’huile sainte. Au même moment, différents cardinaux et évêques faisaient le même geste sur 200 malades. D’autres malades et accompagnateurs ont aussi été les protagonistes des différents rites liturgiques, de la procession des offrandes aux lectures ou à la communion des mains du pape, tout ceci dans une atmosphère silencieuse et sereine, comme on peut le voir dans les sanctuaires mariaux de Lourdes en France et de Czestochowa en Pologne.

L’organisation matérielle de cette journée avait été confiée à l’UNITALSI, l’Association italienne qui organise des pèlerinages pour les handicapés vers les sanctuaires mariaux de Lorette en Italie ou de Lourdes. Plus de 15’000 personnes, malades et accompagnateurs, ont ainsi été acheminées des différents diocèses italiens vers la place St Pierre pour ce Jubilé, alors que deux «trains blancs» avaient été organisés par les diocèses français de Lyon et Montpellier. (apic/imed/ba)

11 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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