«Les juifs sont nos frères aînés»
FSSPX: Le cardinal Koch réaffirme le caractère non négociable du dialogue avec les juifs
Rome, 15 janvier 2013 (Apic) Les catholiques sont «liés aux juifs de façon indissociable», a déclaré le 15 janvier 2013 Mgr Kurt Koch. Le président de la Commission du Saint-Siège pour les relations avec le judaïsme était interrogé sur une éventuelle réconciliation entre Rome et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX).
«l’Eglise ne peut pas faire marche arrière» dans le dialogue avec les juifs, a assuré le cardinal suisse Kurt Koch, à deux jours de la journée italienne de réflexion judéo-chrétienne.
«Les juifs sont nos frères aînés», a affirmé le prélat, citant Jean-Paul II. Il a expliqué que «dans la vision de Benoît XVI au sujet de l’unité entre les deux testaments», les catholiques sont «liés aux juifs de façon indissociable».
Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, aussi en charge des relations avec le judaïsme, a affirmé qu’il n’y avait «aucun doute dans l’Eglise catholique» sur la valeur de «Nostra Aetate», déclaration conciliaire sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes (1965). «C’est seulement le groupe des lefebvristes qui ne l’accepte pas, a rappelé le cardinal Koch. Il n’accepte pas le dialogue œcuménique, les relations avec les juifs et la liberté religieuse».
L’antisémitisme, un acte «non-chrétien»
«Ce sont des points centraux du magistère du pape et, si un groupe n’accepte pas le Concile et n’accepte pas le magistère, il doit se demander comment il fait pour se considérer comme catholique», a ajouté le cardinal Koch.
Assurant que ce problème était «fondamental», le cardinal a aussi soutenu que l’antisémitisme était un «acte non-chrétien» que l’Eglise devait combattre de toutes ses forces. Il réagissait en particulier à des récents propos du supérieur général de la FSSPX, l’évêque suisse Bernard Fellay, qui a assimilé les juifs, mais aussi les francs-maçons et les modernistes, à des «ennemis de l’Eglise».
«l’Eglise ne peut pas mettre en discussion le Concile», a affirmé le cardinal. «C’est impensable, et le pape ne peut nier son magistère». (apic/imedia/mm/ami/rz)



