Cuba: Benoît XVI dénonce l’embargo américain
Les libertés fondamentales doivent être garanties
La Havane, 29 mars 2012 (Apic) Au moment de quitter Cuba au terme d’une visite de trois jours, dans la soirée du 28 mars 2012, Benoît XVI a dénoncé l’embargo américain qui pèse sur l’île depuis 50 ans. Il déplore les «mesures économiques restrictives imposées de l’extérieur du pays».
Au terme de sa visite à Cuba, et peu après sa rencontre avec le leader de la Révolution Fidel Castro, Benoît XVI a appelé au renouvellement et à la réconciliation de la société cubaine. Il a souhaité que personne ne subisse la limitation de ses libertés fondamentales ou la «privation de ressources matérielles». Il a déploré une situation aggravée par «des mesures économiques restrictives, imposées de l’extérieur du pays».
D’un même élan, le pape a dénoncé les limitations des libertés civiles imposées par un régime à parti unique et l’embargo américain pesant sur Cuba depuis 1962, suite à des nationalisations cubaines au détriment de sociétés américaines.Cet embargo, appelé «blocus» par La Havane, est le plus long de la période contemporaine. S’il ne concerne plus les produits alimentaires et les médicaments depuis 2000, il demeure en vigueur en matière de déplacements humains et d’argent depuis les Etats-Unis en direction de Cuba.
Benoît XVI a souhaité que, «dans la cohabitation humaine, nationale et internationale, soient éradiquées les positions inamovibles et les points de vue unilatéraux, qui tendent à rendre plus ardue l’entente». Aux yeux du pape, «l’heure présente exige d’une manière pressante» que les éventuels désaccords et les problèmes soient résolus dans la recherche infatigable et dans un dialogue patient et sincère.
Remercier la Vierge de la charité du Cuivre
Peu avant d’embarquer pour le vol qui doit le ramener en Italie, et après avoir été salué par les Cubains venus nombreux sur les routes menant à l’aéroport, Benoît XVI n’a pas manqué de remercier la Vierge de la charité du Cuivre, patronne de l’île, dont il a visité le sanctuaire à son passage à Santiago de Cuba. «Elle accompagne le cheminement de l’Eglise dans cette nation, a-t-il assuré, et insuffle du courage à tous les Cubains».
Le pape a aussi témoigné sa gratitude à l’Eglise locale, et aux membres de la Conférence des évêques de Cuba «qui n’ont ménagé aucun effort, ni aucun sacrifice» pour le bon déroulement du voyage. (apic/imedia/ami/mm)



