Rome: Le pape demande de mettre un frein au commerce des armes
Les migrations forcées pointées du doigt
Rome, 15 mai 2014 (Apic) Le pape François a dénoncé, le 15 mai 2014, le commerce des armes, coupable de «compliquer et d’éloigner la solution aux conflits». Le pontife a également pointé du doigt le phénomène des migrations forcées, dont la gravité atteint aujourd’hui un caractère historique.
«Tous parlent de paix, tous déclarent qu’ils la veulent, mais malheureusement, la prolifération des armes en tous genres va dans le sens opposé», a regretté le pape devant sept nouveaux ambassadeurs non-résidents auprès du Saint-Siège venus lui remettre leurs lettres de créance. Il a estimé que le commerce des armes avait pour effet de compliquer et d’éloigner la solution aux conflits, d’autant plus que celui-ci se développe et se met en place en grande partie en dehors du domaine légal.
Le pontife a demandé l’engagement «concerté et courageux» de la communauté internationale contre la prolifération des armes et leur réduction. Et d’insister: «Cela serait une contradiction absurde que de parler de paix, de négocier la paix, et en même temps de promouvoir ou de permettre le commerce des armes».
Tragédie humaine
Pour le pape, la question des conflits et des guerres, liée au commerce des armes, est à mettre en relation avec le problème des migrations forcées, qu’il a vivement dénoncées devant les diplomates. Dans certaines régions et par moments, il s’agit d’une «véritable tragédie humaine», a-t-il souligné. Malgré des expériences «extraordinaires d’humanité», certaines histoires de migrants «nous font pleurer et nous font honte», a affirmé le pape.
Reconnaissant les efforts des Etats et des institutions internationales, le pape a cependant souligné qu’on ne pouvait pas intervenir uniquement face aux urgences migratoires. Pour le pontife, le moment est venu d’y faire face avec une vision politique sérieuse et responsable, à tous les niveaux: mondial, continental, macro-régional, national et local. (apic/imedia/mm/rz)



