Les Palestiniens doublement victimes de l’embargo inhumain
Gaza: «Condamnés à mort» en raison du blocus israélien contre Gaza
Gaza, 22 janvier 2010 (Apic) Fidaa Talal Hijji avait 18 ans quand un lymphome de Hodgkin lui a été diagnostiqué. Elle est décédée alors qu’elle attendait toujours de recevoir l’autorisation de se rendre à l’étranger pour y subir une transplantation de moelle osseuse. Mais l’accord des autorités israéliennes n’est arrivé qu’un jour après sa mort.
L’histoire de Fidaa n’est qu’un des nombreux cas de Palestiniens «condamnés à mort» par le blocus israélien meurtrier, imposé depuis trois ans sur la Bande de Gaza et dénoncé par plus de 80 ong et antennes des Nations Unies présentes dans les Territoires Occupés Palestiniens (Tpo).
D’après un rapport élaboré par les agents humanitaires et présenté lors d’une conférence de presse à Gaza, 88 patients sont décédés depuis novembre 2007 en attendant d’être autorisés à sortir de la Bande pour recevoir à l’étranger des soins médicaux spécialisés ou être soumis à de délicates opérations chirurgicales.
Le document des ong précise que l’embargo inhumain israélien menace gravement la santé de 1,5 million de Palestiniens, de même qu’il entrave la fourniture de matériel médical et la formation du personnel médical et empêche les patients atteints de graves maladies d’être soignés à temps à l’extérieur de la Bande. De plus, la quantité de médicaments, matériel et équipements sanitaires qu’Israël autorise s’avère «insuffisante» pour répondre aux besoins de la population, observent les responsables des ong.
À noter par ailleurs que 15 hôpitaux et 43 cliniques ont été endommagés voire détruits par les bombardements de l’opération Plomb Durci qui a causé, de décembre 2008 à janvier 2009, la mort de plus de 1400 Palestiniens, des civils pour la plupart.
Ces structures – font remarquer les agents humanitaires – n’ont jamais pu être reconstruites en raison de l’interdiction imposée par Israël sur la fourniture de matériaux de construction. (apic/misna/pr)



