Entre tristesse, espoir, paix et réconciliation
Les pays africains ont différemment célébré Noël
Dakar, 26 décembre 2001 (APIC) Les pays africains ont différemment célébré la fête de la Nativité. Tristesse, espoir, paix et réconciliation ont marqué cette année la Fête de Noël. Au Sénégal où d’habitude musulmans et chrétiens communiaient ensemble, Noël a été marquée par «la retenue». Le pays observe depuis le 20 décembre, un deuil national de 15 jours à la suite du décès de Léopold Senghor.
En Côte-d’Ivoire, pays secoué par des troubles politico-religieux depuis deux ans, la fête de la nativité a été placée sous le signe de la réconciliation. Les chefs d’Eglise et de paroisses de l’ensemble du territoire ont mis l’accent sur la tolérance et la réconciliation nationales.
En Sierra-Leone, la capitale, Freetown, a passé «un vrai Noël» qui lui fait croire à la paix. Le pays est en effet ravagé par dix ans de guerre civile et par des actes d’atrocités humaines.
En République Centrafricaine, le nonce apostolique, Mgr Joseph Chennoth, a prôné «la paix et la justice». Le pays est confronté à une terrible situation socio-politique «bloquée», par manque de dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Une énième tentative de coup d’Etat a été mise en échec en mai dernier, faisant des dizaines de victimes civiles et militaires.
Au Malawi, le président musulman, Bakili Muluzi, a adressé un message de sympathie à ses concitoyens chrétiens. Il a estimé que les conflits en Afrique Australe (Angola, Tanzanie, Mozambique, Zambie, Afrique du Sud, République Démocratique du Congo), Botswana, Swaziland et Zimbabwe, empêchent le développement de la sous-région.
Au Congo RDC enfin, Mgr Laurent Monsengwo, a estimé que la paix est «devenue l’otage» des hommes. (apic/ibc/pr)




