Rome: Le cardinal Jan Schotte présente les enjeux du futur Synode
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300 évêques plancheront sur leur rôle dans l’Eglise
Rome, 1er juin 2001 (APIC) Le cardinal belge Jan Peter Schotte, secrétaire général du synode des évêques, a réaffirmé l’importance des synodes comme instrument de la collégialité, tout en reconnaissant qu’ils doivent sans cesse évoluer. Il s’est exprimé à l’occasion de la présentation à la presse, le 1er juin, de l’Instrumentum laboris qui servira de base de travail au prochain synode des évêques, du 30 septembre au 27 octobre 2001.
Rappelant l’importance des synodes – créés par Paul VI en 1967 – comme «formule de collégialité» pour les évêques, le cardinal Schotte a insisté pour qu’ils conservent leur finalité, à savoir un «objet de consultation» pour le pape. Il a en particulier souligné que Jean Paul II a multiplié les synodes sous son pontificat, montrant ainsi leur «intérêt réel» sans les considérer «seulement comme une assemblée académique».
Pour le cardinal Schotte, l’institution des synodes doit évoluer pour devenir plus «incisive», même si déjà, en 1983, son prédécesseur, le cardinal Josef Tomko, avait organisé un symposium de réflexion à ce sujet. Mais selon lui, il est difficile d’apporter des changements en raisons des deux principaux obstacles incontournables: le nombre d’évêques participants qui veulent intervenir; la longueur des synodes, un évêque pouvant difficilement laisser son diocèse plus d’un mois.
Revenant par ailleurs sur la question de l’éventualité d’un nouveau Concile, présentée par plusieurs cardinaux lors du dernier consistoire, le cardinal Schotte a rappelé qu’avec les synodes, ce sont deux concepts différents. «Le Concile rassemble tous les évêques et peuvent donc prendre des décisions», a-t-il expliqué, alors que «le synode rassemble un petit groupe d’évêques qui ne peuvent pas prétendre prendre de décisions pour les autres». «Nous ne sommes pas dans un système parlementaire et le synode doit garder son objectif: être consultatif et faire des suggestions au pape». Le secrétaire général du synode des évêques a en revanche proposé que la formule d’un synode extraordinaire le prochain synode sera une `assemblée ordinaire qui regroupe les présidents des 112 Conférences épiscopales du monde entier soit «à utiliser plus souvent».
Répondant enfin à un journaliste qui demandait pourquoi le terme de «collégialité» n’apparaît pas dans l’»Instrumentum laboris», le cardinal Schotte a rappelé que cette expression, prise dans le sens strict du terme, signifie le moment où tous les évêques peuvent s’exprimer ensemble. Or, a-t-il expliqué, c’est l’objectif du Concile et non pas des synodes. En revanche, a continué le cardinal, on peut parler de communion, comme «expression de la collégialité». «Il existe ainsi plusieurs formes d’expression de la collégialité, comme lors des voyages du pape, ou encore à l’occasion des visites ad limina», a-t-il conclu, précisant que «la collégialité n’est pas un système démocratique de base, mais qu’elle doit se baser sur le Christ».
Quelque 300 évêques dont 6 patriarches, 2 archevêques majeurs de rite oriental et 4 métropolites orientaux -, observateurs entre 30 et 40 , experts et délégués fraternels 6 à 8 personnes d’autres religions participeront à la 6ème assemblée générale ordinaire du synode des évêques, à l’automne prochain. Sur le thème du rôle de l’évêque dans son diocèse et dans l’Eglise, ce synode succédera aux précédents réunis par Jean Paul II qui avaient abordé les thèmes de la famille (1980), de la réconciliation (1983), du rôle des laïcs (1987), de la formation des prêtres (1990) et de la vie consacrée (1994). (apic/imed/pr)



