Togo: Les évêques réclament une réforme institutionnelle rapide
Les prélats préoccupés par les conditions de vie des populations
Lomé, 3 décembre 2013 (Apic) Les évêques du Togo ont exhorté le 27 novembre 2013 le gouvernement à procéder rapidement, dans la perspective des prochaines élections locales, aux réformes institutionnelles promises par le Premier ministre en septembre dernier. Ils ont également invité leurs concitoyens à construire l’avenir, renforcer la confiance mutuelle et créer de meilleures conditions de vie.
Les prélats ont appelé à enclencher rapidement le processus de réformes institutionnelles, pour éviter la précipitation et les tensions inévitables qu’elles génèrent.
Ils ont aussi salué le calme et la maîtrise de soi dont les Togolais ont fait preuve à l’occasion des élections législatives de juillet dernier.
Marchés incendiés
En revanche, ils se sont montrés préoccupés par les conditions de vie encore précaires de nombreux habitants. Tout en précisant ne pas a voir de solutions-miracles, ils ont invité leurs compatriotes à «des gestes qui construisent l’avenir, renforcent la confiance mutuelle, créent de meilleures conditions de vie et nous rapprochent les uns des autres».
Les évêques ont par ailleurs condamné les récents incendies des marchés de Kara, la seconde ville du pays, et de Lomé, la capitale, réclamant que la vérité soit faite sur ces sinistres qui ont nuit à l’économie nationale et aggravé le climat de méfiance entre les Togolais.
Médiation de l’Eglise entre grévistes et gouvernement
La Conférence nationale épiscopale du Togo a noté que les mouvements de grève dans l’enseignement public et confessionnel, ainsi que dans divers secteurs d’activités du pays, ne sont que l’expression «du malaise social et des inquiétudes de milliers de travailleurs et de jeunes qui s’interrogent sur leur avenir». Les évêques ont invité toutes les parties à rechercher ensemble des solutions. L’Eglise poursuivra ses discussions avec le gouvernement et les institutions concernées, afin de trouver les «réponses adéquates à l’épineuse question» de l’enseignement confessionnel, ont-ils conclu. (apic/ibc/rz)



