Sénégal: Assemblée générale de l’Union du clergé local
Les prêtres se félicitent du contexte multiconfessionnel du pays
Dakar, 22 septembre 2012 (Apic) L’Union du clergé sénégalais (UCS) s’est félicitée du contexte multiconfessionnel sénégalais qui, selon elle, est une «chance et non une menace pour la nouvelle évangélisation». L’UCS a clôturé le 21 septembre 2012 à Kaolack, au sud de Dakar, sa 36e assemblée générale sur le thème: «La nouvelle évangélisation dans un contexte multiconfessionnel».
Le thème de la rencontre se référait à celui de « La nouvelle évangélisation », retenu pour le prochain Synode des évêques à Rome, en octobre 2012. Pour l’Eglise catholique au Sénégal, il ne s’agit pas de l’annonce d’un nouvel Evangile, mais de la promotion d’une culture enracinée plus en profondeur dans l’Evangile, dans le contexte d’un monde en constante mutation. Les phénomènes de la mondialisation, de la sécularisation et du relativisme touchent également l’Afrique.
Dans la déclaration finale publiée à la fin de ses assises à laquelle était invitée l’Union du clergé de Gambie, l’UCS a observé que tous les Sénégalais partagent «les valeurs communes d’hospitalité, de fraternité et de respect mutuel». Toutefois, a-t-elle estimé, des efforts sont toujours à faire, face aux défis importants de la purification des mentalités et des comportements. La participation au développement intégral et le renforcement des liens de fraternité et de convivialité entre les communautés religieuses: les chrétiens, les musulmans et les adeptes des religions traditionnelles sont aussi un défi, a-t-elle ajouté.
Pour une conversion réelle
Dans le dynamisme de la nouvelle évangélisation, les prêtres sénégalais exhortent leurs compatriotes chrétiens, à une «conversion réelle» par l’accueil de la radicalité du message évangélique. La prière, la contemplation et la célébration des sacrements constituent des lieux privilégiés de vie chrétienne, pour un témoignage authentique.
Les prêtres du Sénégal ont recommandé «vivement» à leurs compatriotes, de continuer à s’inspirer de leurs valeurs culturelles pour préserver et renforcer la convivialité et la cohabitation pacifique entre tous. Ils condamnent la récurrence des actes et propos qui s’attaquent aux fondements et symboles religieux des croyants, quelle que soit leur confession.
Lors de l’ouverture des travaux, Aly Coto Ndiaye, ministre sénégalais de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a estimé que des rencontres comme celle de l’UCS sont «une initiative louable qui peut endiguer le fléau que constitue le fondamentalisme qui ne saurait prospérer devant la convivialité interreligieuse sénégalaise». (apic/ibc/mp)



