Berne: Parution du rapport de recherche sur la religiosité dans les jeunes familles
Les rituels sont toujours appréciés
Berne, 16 décembre 2009 (Apic) Le rapport de recherche «Style de vie, religiosité et besoins en matière de rituels dans les jeunes familles» en Suisse alémanique vient de paraître. Seules 13,5% des familles interrogées se considèrent comme croyantes du point de vue religieux. Mais cela ne signifie nullement la fin généralisée de la religion, loin de là. Spécialement en période de crise, le besoin religieux se fait ressentir et lors des «situations de changement dans le déroulement de la vie» les rituels reprennent fortement de l’importance.
Ce travail a été accompli sous la direction d’Alfred Dubach dans le cadre du projet de recherche 52 de l’Institut suisse de sociologie pastorale à St-Gall, en collaboration avec l’Institut de théologie pratique de l’Université de Berne.
L’étude montre qu’actuellement la religion joue un rôle de facteur dans la vie des jeunes parents et de leurs enfants. 13,5% des familles interrogées en Suisse alémanique considèrent «le vécu, la compréhension et l’activité religieuses» comme une motivation centrale de leur conduite de vie. Mais la religion n’apparaît pas au premier plan de la vie dans la majorité des cas, contrairement à la famille, à la profession, aux amis et aux loisirs.
Pas de «supermarché du divin»
Une opinion largement répandue est battue en brèche par le rapport. Non, les gens ne se choisissent pas une religion librement et individuellement, comme dans un «supermarché du divin». La foi est plutôt perçue comme «une part du domaine de compréhension sociale». La foi doit pouvoir se nouer à ce domaine, qui est également imprégné par l’éducation, l’environnement de vie et le milieu, si elle veut être prise en compte. La religiosité devient ainsi «davantage une forme d’adaptation à l’environnement social».
L’étude démontre aussi que la religiosité et la foi sont de moins en moins définis comme une forme d’appartenance à un grand groupe religieux. Dans une situation de pluralité sociale, qui signifie «éloignement des formes de communauté traditionnelles», les gens ne cherchent presque plus une orientation dans les grandes Eglises.
La demande constante de rituels ecclésiaux démontre, selon l’étude, que la valeur événementielle de la religion a pris davantage d’importance. Le sentiment devient un élément central pour une majorité, alors que la signification devient secondaire. 67,3% des personnes interrogées accordent de l’importance aux rituels, alors que 46,6% sont d’accord avec les principales affirmations de la foi chrétienne.
Le rapport met également en évidence le fait que le rapport avec l’Eglise n’est plus déterminé par un «rythme hebdomadaire», mais par un «rythme dicté par l’histoire de la vie». Cela signifie en clair que ce n’est pas le dimanche qui provoque un besoin ecclésial ou religieux, mais un changement dans sa propre vie. Le rituel ecclésial considéré comme le plus important est le baptême de ses propres enfants (90,8%), suivi du mariage et de la sépulture.
Note: le rapport en allemand peut être téléchargé en format PDF sur le site internet
http://www.dubach.biz/rfi/index-Dateien/Page776.htm
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